Synopsis:
Thor se trouve confronté à son pire ennemi, sa propre sœur Hela. Celle-ci brise son marteau et l’envoie à l’autre bout de la galaxie. Il se retrouve prisonnier sur une planète inconnue qu’il doit quitter au plus vite pour retourner combattre sur Asgard. Mais avant cela, il va devoir survivre à la terrible épreuve du combat dans l’arène contre un adversaire de taille: son ami Hulk…

L’avis de David:
Marvel pour moi, ça se résume à « Spidey », « Strange », « Titans » ou encore « Mustang » pour ne citer que ces comics que je gardais précieusement dans ma collection (j’avais des numéro 1 tout de même..) avant qu’un malencontreux accident m’en prive définitivement (une maman un peu trop zélée pendant mon absence). Bref, toutes les adaptations dont on nous a inondé depuis que le phénomène est de nouveau à la mode ont quasiment toutes eu le même effet sur moi: un ennui fortement appuyé par une désillusion qui me confortait dans l’idée que tous ces personnages sur lesquels je fantasmais petit (pas de mauvaises pensées hein même si certains mettent leurs collants sous leur slip) et à qui j’aurai aimé ressembler pour défendre la veuve et l’orphelin ne brilleront jamais comme ils le faisaient au travers des pages de papier jauni. Mis à part le « Spiderman » de Raimi, le « Deadpool » de Reynolds et à la limite le premier « Avengers » pour son côté spectaculaire, les autres m’auront tous au mieux aidé à m’endormir.. Ah non, les « X-men » c’était pas trop mal aussi, surtout « Logan » de Mangold.. Bref, j’arrête avant de ne plus être crédible et me recentre sur mon sujet. Thor a toujours fait parti des personnages que j’affectionnais le moins. Pourquoi? Allez savoir.. Le marteau sans les clous peut-être. Pas étonnant donc que les films n’aient pas trouvé écho chez moi non plus. Trop mièvres, trop légers ou au contraire trop lourds, c’est plein d’appréhension que je me suis lancé dans le visionnage de ce « Ragnarok » réputé totalement différent de la tambouille habituelle. Et ma foi, quelle claque! Pas de temps morts, des plans recherchés (Waititi joue parfois diablement bien avec la caméra comme lors de ce plan retourné se reflétant dans les carreaux brillants d’une salle royale), un humour débridé et moins cucul que d’habitude (je me suis franchement marré à plusieurs reprises), des effets spéciaux qui fonctionnent du tonnerre (ah ah), une débauche de couleurs guimauves et une musique synthétique aux relents évidents de jeu-vidéos de la grande époque sont au menu de ce voyage épileptique de deux bonnes heures en compagnie d’une équipe (les « Revengers ») de héros tous plus cools les uns que les autres. De la scène d’ouverture (une bonne grosse baston avec une armée de décharnés et un énorme monstre bien baveux) au combat de gladiateurs entre Thor et Hulk en passant par le combat final, épique, tout est fait pour que l’ennui ne soit jamais au rendez-vous. Et ça marche. A noter la très bonne performance de Cate Blanchett nous gratifiant d’une méchante enfin crédible qui envoie du pâté (enfin surtout des cure-dents). Thor a été relooké, remis au goût du jour, et il faut croire que perdre son marteau lui va très bien puisqu’il perd avec lui ses mèches ridicules et son costume d’un autre âge. Adieu le charpentier bien charpenté, bienvenue au héros désinvolte, gaffeur et qui fait preuve d’un humour acerbe qu’on ne lui connaissait pas. Impossible également de ne pas parler de cette bande son qui balance grave et qui appuie à merveille les scènes les plus homériques; d’ailleurs je vous en ai glissé un petit extrait quelque part dans un coin de texte. Je pense que vous aurez compris que j’ai pris beaucoup de plaisir à regarder ce « Thor Ragnarok », et c’était pourtant très loin d’être gagné d’avance…

  • 7/10
    Scénario/Histoire - 7/10
  • 0/10
    Trouillomètre - 0/10
  • 0/10
    Gore/Effets sanglants/Violence - 0/10
  • 8/10
    Ambiance musicale - 8/10
  • 8/10
    Effets-spéciaux - 8/10
8/10

Conclusion

Voilà enfin un « bon » Marvel. Drôle, divertissant et paré des plus beaux atouts, ce nouvel opus du dieu du tonnerre ronronne comme au premier jour et nous illumine tel une nuée d’éclairs dans le ciel. Du grand spectacle qui ne se prend pas la tête, ça devient tellement rare qu’on se doit de le souligner. Bravo donc au réalisateur pour cette prise de risque assumée et merci pour ce moment qui nous change de ces énormes machines à fric ternes et sans saveur. Un très grand crû qui marche directement dans les pas du premier « Gardien de la galaxie » de James Gunn. Chouette, vraiment. Et puis c’est pas tous les jours qu’on nous propose de visiter l’Anus de Satan (tout en légèreté et en finesse je vous dis, comme on l’aime)..

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