Synopsis:
6 étudiants voyagent à travers les étendues désertiques Américaines lorsqu’un de leur pneus éclate, les contraignant à s’arrêter pour le changer. Mais cette manipulation somme toute anodine se révélera bien plus dangereuse qu’il n’y parait lorsqu’un tireur soigneusement caché va se mettre à les prendre pour cible, bien décidé à tous les éliminer…

L’avis de David:
Après un « Midnight Meat Train » de haute volée (adapté de la nouvelle éponyme de Clive Barker quand même) et un « No one lives » totalement barré et jouissif, l’ami Kitamura remet le couvert avec un pitch (non, pas la brioche) qui aurait pu tenir sur un ticket restaurant (comment ça on a compris que j’avais faim?). Imaginez un peu: 6 personnages (dont un clone de Michelle Rodriguez et un frangin caché du chanteur Ycare) planqués derrière une bagnole au milieu de nulle part et un sniper un peu zinzin adepte du magnum (non, pas la glace non plus), ça fait un peu léger quand même non (ben 300 calories c’est déjà pas mal)… Et pourtant, le gus parvient encore à faire prendre la sauce et nous sert un met délicieux à la cuisson saignante qui ravira les amateurs de chair fraîche les plus aguerris. Mais pas que. Ben oui, en gourmet bien avisé, il se permet également de soigner sa réalisation, de lécher son cadre et sa photo, et de nous tenir en haleine jusqu’à un climax bien tendu qui terminera le repas par, cerise sur le ghetto, un twist bien méchant qui remet tout le monde à sa place. Goûtu. Pour le reste les acteurs sont au mieux corrects, au pire mauvais, les rebondissements jouent avec nos nerfs en s’appuyant sur tous les clichés inhérents au genre que nous pensons maîtriser et surtout la pitié n’est pas une option.. Certaines séquences forcent vraiment le respect et plusieurs fois je me suis surpris à me dire que le mec avait une paire de balloches en adamantium pour oser égratigner (griffer même) certaines de nos valeurs morales les plus ancrées dans ce que l’on appelle la société (le truc chelou avec des gens chelous qui pensent penser par eux-mêmes). Tout y passe, même les mômes et vous verrez que ça ne fait pas dans la dentelle.. Les têtes volent, les membres s’arrachent, la caméra traverse les esprits (au sens propre comme au figuré), j’en passe et des meilleures. La séquence du carambolage est à ce titre une véritable perle du genre (vous m’en direz des nouvelles). Notre ami sniper ne fait décidément pas de chichis (et on a même pas le choix: la mort ou chichi) et nous gratifie d’une des péloches les plus gores de ces 3 dernières années. Au rayon des griefs on pourra lui reprocher un côté un peu loufoque qui même s’il est assumé peut paraître un poil hors sujet ou une ou deux longueurs qui auraient mérité de passer à la trappe, mais franchement la soupe est tellement bonne qu’on prend son pied voir même celui de son voisin si on tire bien fort. Ajoutez à cela un final salement méchant et vous obtenez une série B pur jus qui fait super plaisir par ou elle passe.

  • 5/10
    Scénario/Histoire - 5/10
  • 4/10
    Trouillomètre - 4/10
  • 8.5/10
    Gore/Effets sanglants/Violence - 8.5/10
  • 2/10
    Ambiance musicale - 2/10
  • 8.5/10
    Effets-spéciaux - 8.5/10
8/10

Conclusion

Une sacrée bonne surprise que cette série B pur jus de tomates qui éclabousse tout autant qu’elle amuse et sans se prendre la tête (quoique on peut se retrouver avec celle du voisin sur les genoux). Rythmé, ingénieux et diablement gore, « Downrange » nous offre un concentré de ce qui se fait de mieux dans le divertissement horrifique. Hautement recommandable.

Réactions
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