Synopsis:
Sam joue tranquillement dans son jardin avec son fils lorsqu’une lumière aveuglante surgit du ciel. Un vaisseau spatial l’enlève mais épargne Tony, le laissant là hagard sans son père. Trois ans plus tard, Sam réapparaît comme par magie prétextant ne se souvenir de rien. Peu à peu, l’enfant et sa mère vont se rendre compte que quelque chose a changé (et pas en bien)…

L’avis de David:
Oui je sais. On est en 2018 et je me décide maintenant à critiquer ce savoureux beignet tout droit sorti des eighties, là tout de suite, genre 35 ans après. Ben oui, j’ai eu comme une envie soudaine de revoir cet ovni il y a peu (alors que mon dernier visionnage doit remonter à un paquet d’années) donc je me suis dit qu’un petit article valait mieux que deux tu l’auras (et puis si j’étais né avant mon père j’aurai pu être le sien non?). Oui, j’avoue, j’aime cette période bénie qui me faisait déambuler dans les couloirs des vidéo-clubs en léchant goulûment les superbes jaquettes de mes VHS adorées. Oui, j’avoue, j’aime bien cette série B/Z qui profite d’un pitch complètement improbable (car absolument non expliqué par le scénario) pour aligner quelques morceaux de bravoure pas piqués des hannetons. De toute façon, il est difficile de dire qu’on est muet sans mentir (à méditer); Xtro fait donc partie de ces peloches qui ont illuminé les têtes polies de feu mon magnétoscope. Notre extra-terrestre préféré débarque donc sur terre sous les traits d’un papa disparu depuis plusieurs années (via une séquence de naissance qui laissera une trace indélébile chez les bisseux et fera en partie la réputation sulfureuse du machin) et tente de faire comme si de rien était, en bouffant un ou deux chats tout au plus, discrètement. A partir de là, Davenport va aligner les délires goro-kitsch avec la précision d’un métronome, nous balançant du gore bien crado, du glauque par petites touches et une bonne dose de rigolade le plus souvent involontaire (tout le temps même en fait). Les acteurs jouent comme des tasses sans anse (à dire très vite avec la bouche pleine), la musique au synthé Bontempi caresse nos oreilles de gros nostalgiques et les effets spéciaux se payent le luxe de continuer de fonctionner malgré leur âge avancé (toutes proportions gardées hein). Mention spéciale à l’Alien du début copulant avec une pauvre dame qui n’en demandait pas tant et à quelques séquences violentes qui ne lésinent pas sur la barbaque (la décomposition bien dégueulasse de Sam). Autres grand moments, l’arrivée du nain-clown dans la chambre de Tony ou encore le jouet en bois qui prend vie et qui se met en chasse. Épique. Un vrai bordel jubilatoire mal éclairé, mal photographié, qui fait penser à la chambre mal rangée d’un sale gosse prêt à vous en faire voir de toutes les couleurs (même les plus baveuses). Le sieur Davenport reviendra quelques années plus tard avec deux suites (dont une avec Jan-Michael « Supercopter » Vincent) bien moins savoureuses et ce à tous points de vue.

  • 3/10
    Scénario/Histoire - 3/10
  • 3.5/10
    Trouillomètre - 3.5/10
  • 6.5/10
    Gore/Effets sanglants/Violence - 6.5/10
  • 3.5/10
    Ambiance musicale - 3.5/10
  • 6/10
    Effets-spéciaux - 6/10
4.5/10

Conclusion

Mais que ça fait du bien de revoir ce délire nawak resté coincé dans son statut de film culte depuis toutes ces années. Il a vieilli, c’est sûr, il a perdu de sa superbe, c’est sûr aussi, mais il a su conserver cette folie décomplexée qui lui vaut encore aujourd’hui de sortir des sentiers battus. Comme dirais l’autre, tout vient à point à qui sait bien cuire… Donc Xtro c’est con mais c’est bon, mangez-en!

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