Synopsis:
40 ans après le terrible drame survenu dans la petite ville d’Haddonfield, Michael Myers, enfermé dans un asile d’aliéné fait de nouveau l’objet de convoitises. Appâtés par le sensationnalisme de son histoire, deux journalistes tentent de le rencontrer afin de raviver en lui un semblant de conscience. Peine perdue. Cela réveille au contraire une haine encore plus forte qui le pousse à s’échapper de nouveau et à terminer son terrible jeu de massacre pour la nuit d’Halloween.

L’avis de David:
La tâche pouvait paraître ardue, voir même désespérée tant l’attente était grande. Alors oui, Papy Carpenter est dans les parages (et ça se sent), Jamie Lee Curtis a resigné et une partie de l’équipe de la première nuit des masques a également réinvesti le tournage mais tout de même. Faire revenir une figure comme Michael Myers, 40 ans plus tard, après une chiée de suite toutes plus inégales les unes que les autres (et n’apportant aucune cohérence à l’histoire) était sacrément burné. C’est David Gordon Green qui s’y colle (hum… « Joe » avec Nicolas Cage), aidé par le roublard Danny McBride (« C’est la fin ») plus habitué a être de l’autre côté de la caméra et de toute façon peu enclin à ce genre de péloche.. Autant dire qu’avec cette dream-team, c’était pas gagné. Alors? Véritable amour de cette mythologie du dieu citrouille ou simple envie de remplir sa besace de biftons? Trick or treat les amis! La séquence d’ouverture va heureusement balayer toute inquiétude d’un revers de nostalgie atomique et voir Michael toujours aussi impassible et encore plus classe avec 40 ballets de plus au compteur m’a littéralement collé les poils. A moins que ce ne soit le démarrage tonitruant du générique avec ce morceau de Carpenter revisité par son fils et lui, ressemblant comme deux gouttes d’eau à celui du non moins excellent « Halloween 2 » de Rick Rosenthal.


Ce qui est sur, c’est que l’envie est là, et elle va titiller le fond du caleçon de n’importe quel fan de la première heure tout au long des 1 heure 40 que dure cet opus. Evacuons tout de suite les mauvaises odeurs: les acteurs old-school (le shérif, Michael, Lorie..) sont bons, tout le contraire des petits nouveaux (surtout les personnages secondaires), peu développés et finalement assez fades. Le scénario est convenu, vu et revu même, évacuant de ce fait tout potentiel effet de surprise de cette suite directe du film de 1978 (toutes les autres n’ayant pas été prises en compte, ce qui n’est pas plus mal); le chemin est balisé façon petit poucet mais avec des parpaings (autant dire que ce n’est pas cet aspect qui a dû demander le plus de travail) et les quelques jumpscares réglementaires tombent à plat façon œuf mollet. Mais alors pour le reste… Diantre que c’est efficace! Michael est devenu une véritable machine à tuer, plus brutal que jamais, iconisé à mort et faisant de « The shape » LA silhouette macabre la plus classe de ces quarante dernière années. Son arrivée en ville restera dans les anales en nous offrant une sorte de révision du début d' »Halloween 2″ mais version sous amphétamines (le vol du couteau et la jeune fille au téléphone traités à l’enfilade en quelques minutes). Le bodycount est conséquent (un des plus lourd de la série) et Michael commet même quelques meurtres sacrément gorasses (tête empalée sur des piques, cou transpercé, tête éclatée à coup de talon..). L’affrontement final avec Laurie « Rambo » Strode nous promettait du lourd et réussira même à dépasser nos espérances avec quelques rebondissements et punchlines badass du plus bel effet. Les clin d’œil sont légion (« Maniac » de William Lustig et ses mannequins bavards ou tout simplement « La nuit des masques » de Carpenter avec une scène de fin inversée) et le tout est souligné avec génie (oui j’ai bien dit génie) par une bande son revisité du maestro qui restera pour moi la plus grande réussite de cet opus déjà sacrément reluisant. A noter la séquence des toilettes, totalement traumatisante et faisant preuve d’une intensité amenant la violence de l’attaque au paroxysme de la folie destructrice de ce pantin vide d’émotions qui n’aura jamais semblé aussi dangereux. Brillant.

  • 7/10
    Scénario/Histoire - 7/10
  • 6.5/10
    Trouillomètre - 6.5/10
  • 7.5/10
    Gore/Effets sanglants/Violence - 7.5/10
  • 10/10
    Ambiance musicale - 10/10
  • 9/10
    Effets-spéciaux - 9/10
9/10

Conclusion

Soyons clairs, j’attendais presque autant ce retour qu’un vampire attends la nuit en plein désert de l’Arizona, c’est pour dire. Pour faire court (et sans trop spoiler), même si c’est assez convenu c’est tellement efficace que j’ai pris un pied pas possible en voyant mon boogeyman préféré prendre la pose tout en éclatant quelques mâchoires avec la classe de la maturité. Violent, sec comme un coup de trique mais surtout divinement bon.


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