Synopsis:
Un agent du FBI débarque dans la petite ville de Devil’s Gate afin d’enquêter sur la disparition d’une mère et de sa fille. Elle doit faire équipe avec le shérif du coin et est très vite confrontée au mari de la victime, Jackson, qui semble cacher un terrible secret au fond de sa cave.. 

L’avis de David:
Choisi au hasard lors de la roulette russe filmique de ma soirée d’hier, cet « Enlèvement » à visionner sur Netflix (oui, la traduction est optimale) fut plutôt une agréable surprise.Ben oui, en général quand j’use et abuse du fameux barillet magique (comprenez faire tourner les vignettes et s’arrêter sur une au hasard) c’est plutôt pour me goinfrer un truc bien naze qui aura au moins le mérite de me permettre de me défouler via un p’tit texte bien lourdingue et blindé de vannes toutes pourries. Le quotidien à Grim quoi. Et bien ici point de misère cinématographique dont on peut se moquer grassement (en tout cas pas totalement). Gasp. Le film démarre avec un aspect « Massacre à la tronçonneuse » (façon Nispel) qui lui sied plutôt bien (teintes grisâtres, décor anxiogène à souhait avec cette ferme délabrée gavée de pièges bien tordus) et nous trimbale gentiment en nous promettant un fermier taré qui garderait prisonnier sa famille tout au fond de sa cave. Pourquoi? Comment? Milo Ventimiglia? Voir cet acteur plutôt cantonné dans des rôles de gentil garçon (« Creed 1&2 »,« The Divide ») camper un désaxé notoire peut sembler étrange… Et ça l’est. Le bougre ne parvient jamais vraiment à nous faire croire à sa méchanceté et on en vient vite à se demander ou tout ça veut bien en venir. Je dois avouer que le truc m’a vraiment tenu en haleine, je voulais savoir, même si je me doutais que le dénouement arriverait tel un œuf au plat sur une porte fenêtre; mais tant pis, l’envie était là, bien joué Mr Ventimiglia (dis vite ça rime). Enfin, FBI et shérif (joué par Shawn Ashmore) débarquent et décident d’aller lorgner du côté du garde manger. Et là, le film bascule dans le fantastique pur et dur et nous offre quelques créatures du bel effet qui vont venir titiller tout ce petit monde. Je ne spoilerai pas (même si finalement le soufflé se dégonfle assez rapidement) et me contenterai de vous livrer mon ressenti. On démarre par l’ambiance qui est certainement, avec les créatures, l’élément le plus réussi de ce « Devil’s Gate »; et plus particulièrement toute la première partie qui nous fait découvrir la ferme et son décor glauque à souhait. C’est bien fait et ça chatouille suffisamment le spectateur pour lui donner envie de continuer. Les acteurs eux sont juste dans la moyenne, oscillant entre le plat et le carrément à côté de la plaque mais le tout est heureusement joliment rattrapé par des créatures aux effets spéciaux qui font plaisir à voir (et à l’ancienne s’il vous plait). Ces sortes de monstres hyper dangereux sortent vraiment de l’ordinaire et arborent un design de toute beauté; un excellent point quand on en demandait pas tant. Le film aurait gagné ses lettres de noblesses si seulement la réalisation avait été moins convenue et le scénario moins largué dans sa dernière partie (qui nous finit à grand coup de révélation improbable et de grandes tirades moralisatrices); on aurait presque même pu oublier le fait que la production a eu les yeux plus gros que le ventre et aurait dû rester sur le sentier balisé du petit DTV qui aura surpris son monde. C’est dire.

  • 5.5/10
    Scénario/Histoire - 5.5/10
  • 5/10
    Trouillomètre - 5/10
  • 5/10
    Gore/Effets sanglants/Violence - 5/10
  • 3/10
    Ambiance musicale - 3/10
  • 6/10
    Effets-spéciaux - 6/10
5.5/10

Conclusion

« Devil’s Gate » est un petit DTV qui parvient tout de même à faire illusion. Avec une première partie très réussie, une belle ambiance et de très jolies créatures, il atteint son but en nous divertissant pendant 1h30 sans autre prise de tête. Alors oui, ça aurait pu être BEAUCOUP mieux (surtout vu l’idée de départ) mais tant pis, ce soir la balle n’était pas dans le barillet..

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