Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

Critique: Day of the dead Bloodline – H.H. Vicenz – 2018

Synopsis:
Zoe, ancienne étudiante en médecine, a survécu à l'apocalypse. Elle et une poignée de survivants tentent de trouver le remède à un dangereux virus qui transforme tous ceux qu'il contamine en morts-vivants.. La clé de sa réussite se trouve certainement dans le métabolisme de Max, curieux Zombi qui semble avoir conservé une part d'humanité (sic)..

L'avis de David:
Deuxième tentative de "remaker" une oeuvre qui n'aurait pas dû l'être et deuxième coup dans l'eau avec éclaboussure, boue et peut-être même religieuse fécale piétinée du pied droit... Bref, tout ce qu'il peut y avoir de pire sur un trottoir se trouve projeté sur votre écran, à grands renforts d'idées moisies et de références honteuses au film de Romero. Sans déconner, c'est vraiment lui qui va finir par se retourner dans sa tombe si ça continue; George si tu nous lis, peace, laisse couler (elle est grasse, mais bien bonne). Nous voilà donc de retour dans le fameux silo abritant des rescapés d'un apocalypse-zombi, forcés de contempler une poignée de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres tentant de survivre tant bien que mal au milieu de gros morts-vivants tout verts et tout énervés. Le savant fou de l'original devient donc une bimbo insipide qu'on imagine mal avoir fait un cursus de chercheuse (ou juste la tête alors),  remplaçant en même temps Sarah notre combattante "couillue"  et peut-être un ou deux zombis en passant (faudrait le revoir au ralenti pour être sûr mais c'est trop dur); on retrouve aussi son mec Miguel, transformé en bellâtre bodybuildé à la tête beaucoup trop petite (on dirait un puppet master avec des cheveux longs) qui ne perdra pas son bras et le méchant militaire qui est à peu près le seul à faire presque illusion (j'ai bien dis presque hein, vous emballez pas)...  Bud ou Boubou est également de la partie (encore heureux) mais c'est définitivement lui qui a pris le plus cher à mes yeux.. Le machin, en plus de capter plus de choses que ses congénères, monte de niveau et apprends dans la foulée les compétences "parole", "course rapide" et surtout, cerise sur l'escabeau, "truffe acérée".. Oui, vous avez bien lu. Le Max est vraiment devenu le meilleur ami de l'homme puisqu'il est désormais capable de retrouver Zoe à l'odeur.. Il faut le voir pour le croire déambuler dans les conduits d'aération de la base (dans laquelle il s'est introduit en s'accrochant sous une jeep quand même), le nez en avant tel un Malinois à la recherche de poudre de perlimpinpin. Alors de deux choses l'une, soit Zoe a chopé une chiasse carabinée et trimballe avec elle une odeur pestilentielle, soit on nous prend pour des jambons. Exit aussi toute forme de critique sociale quelle quelle soit ou de message sous-jacent qui pourrait tenter de nous démanger l’hypothalamus; tout ce qu'on se grattera c'est les couilles en espérant que ça se termine bien vite. A noter aussi au passage que le film fait de temps en temps gicler un peu de barbaque mais c'est surtout dans sa dernière partie qu'il se tapera une honte monumentale en tentant de reprendre le fantastique massacre final mis en scène par le dieu Tom Savini (qui fonctionne toujours aujourd'hui lui) mais avec une classe que n'aurait pas reniée un sanglier qui lâcherait une caisse dans un ascenseur en panne (en notre présence bien entendu). 

Rien à sauver pour ce nouveau remake (rien que la formulation me file la gerbe) qui arrive à faire presque pire que le précédent glaviot éjecté par Steve Miner (qui nous avait pourtant habitués à bien mieux avec les "Tueur du vendredi" et "Tueur du vendredi 2" par exemple), déjà bien malade. Il serait donc peut-être temps d'arrêter de refaire ce qu'en plus on ne sait pas faire (ou l'inverse je ne sais plus) afin de nous épargner d'autres tortures visuelles de cet acabit. Navrant et sans intérêt.

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Critique: The Void – Jeremy Gillespie – 2017

Synopsis:
Lors d'une patrouille de routine, l'officier Daniel Carter trouve un jeune homme blessé sur le bord de la route. Couvert de sang, celui-ci semble sérieusement avoir besoin de soins; Carter le conduit donc à l’hôpital. Peu après son arrivée, le personnel du centre commence à se transformer en créatures monstrueuses. L'officier va prendre la tête d'un groupe de rescapés et tenter de survivre à une nuit qui s'annonce cauchemardesque.

L'avis de David:
Étrange croisement que ce film mitigé cochon d'inde, sorte d'ovni mélangeant le survival au film de monstre, en rajoutant une large louche d'horreur avec quelques "marcheurs" décharnés et une espèce de pseudo gourou tout rouge bien décidé à peler la tronche de tout le monde. Étrange (oui je sais je l'ai déjà dit), mais diablement efficace puisqu'on est littéralement happé par le récit dès que les ennuis commencent (c'est à dire très vite). Plein d'effluves diverses sont venues se rappeler à mes narines à la vision de cette série B culottée. "Hellraiser" bien sûr (je ne spoilerai pas mais l'analogie est évidente), "The thing" de Dieu Carpenter avec ses monstres visqueux et difformes mais aussi "L'au delà" de l'autre Dieu Fulci (la scène de la morgue avec les morts qui se relèvent m'y a furieusement fait penser) ou encore l'oeuvre de Lovecraft et ses tentacules sortant de tous les orifices. Gavés de références jusqu'à la moelle, "The Void" ne fait jamais tâche et malgré un budget qu'on imagine rachitique (ou en tout cas pas loin d'égaler celui de la cantoche d'un Bruckheimer), se permet de nous asséner un paquet de scènes gores sacrément impressionnantes (et toutes réalisés en live, comprenez sans numérique ou presque). Même les monstres (nombreux) sont réussis et affichent un niveau de dégueulasserie qui faisait cruellement défaut aux dernières productions du genre. Alors, on le tient notre film de monstre du 21ème siècle? Oui et non, le tout n'étant pas exempt de défauts quand même. La réalisation est le poste qui pèche le plus dans cet océan de bonnes intentions. Pourquoi se priver de filmer de bons gros monstres bien baveux vous me direz, il vaut mieux les plonger dans la pénombre.. Mais si, pour la sacro-sainte peur ma bonne dame. Résultat, le premier monstre (qu'on DEVINE sublime, ce qui est d'autant plus rageant) n'est que très peu visible, le pompon revenant à l'immense machin de la fin qui ne se verra montré que par petits bouts, ce qui fout une bonne partie de l'effet en l'air.. Au rayon déconfiture on citera aussi un scénario ultra light qui se permet en plus de nourrir des séances de blabla totalement futiles qui de toute façon ne vous apprendront rien. Bon ok, j'avoue, je ne peux pas être vraiment méchant envers un truc aussi respectueux d'une période tellement chère à mon cœur. Accusez moi d'excès de nostalgie si vous voulez mais même si les défauts sont bien là, le tout est suffisamment user-friendly pour me mettre dans sa poche. Au moins on ne s'ennuie pas et certaines scènes envoient vraiment le stock de tripailles à la gueule du spectateur; rien que pour ça le film mérite toute ma bienveillance... Tant pis si le tournant pris en fin de bobine aurait mérité une chicane supplémentaire pour éviter la sortie de route et l'enlisement de l'intrigue.

Gentillet et respectueux jusqu'au bout des ongles, "The void" sait aussi se montrer méchant quand il s'agit d'aligner les monstruosités baveuses et dégoulinantes (et certainement odorantes aussi mais ça on pourra pas vérifier). Dommage qu'il se prennent les pattes dans le maquis en oubliant de nous montrer ses créatures plus en détail (qui semblaient pourtant superbes), faisant du coup reposer son succès sur un scénario bancal qui n'en demandait pas tant. Malgré tout un bon divertissement gore qui ne franchira pourtant pas les portes de la postérité des films qui en ont dans le pantalon (culotté donc, pas burné).. 

Et puis tant qu'on y est, vous pourriez également apprécier

Critique: Happy Birthdead – Christopher Landon – 2017

Synopsis:
Teresa, une jeune lycéenne désinvolte et très centrée sur elle-même, succombe à une terrible agression en allant à une soirée. Un mystérieux tueur l'attaque et la tue brutalement. Cependant, cette tragédie se répète puisqu'elle est condamnée à revivre inlassablement la même journée... Juste avant de mourir à nouveau...

L'avis de David:
Réaliser un slasher de nos jours relève de l'exploit. Un réussi bien entendu, la sombre bouse étant elle relativement aisée de conception. Certains y arrivent plutôt pas mal (le "Hush" de Flanagan), d'autres moins.. Bien décidé à s'éloigner de la prairie et de la petite maison qui y figurait, Christopher Landon (fils de Michael, et oui) opte pour un mélange des genres afin de faire prendre la mayonnaise. Certains ont abouti à une exquise sauce qui passait toute seule ("Scream" de Craven ou encore "Stitches" en poussant le potard de la parodie bien à fond) et d'autres chopèrent une chiasse dont seuls quelques uns arrivent à se relever (surtout que plus c'est vert, plus ça colle). Bref, le gus tartine son film d'une couche d'humour léger post-adolescent, d'une poignée de scènes inquiétantes mettant son tueur en avant (bien joué le masque de bébé, ça fonctionne du tonnerre) et termine le tout à grosses louches de boucles spatio-temporelles qu'un Bill Murray n'aurait franchement pas reniées. Malin. Et ça marche! Le film, même si il démarre timidement (les deux ou trois premiers rembobinages font craindre un truc longuet et sans intérêt) parvient à capter l'attention et brouille juste assez les pistes pour nous faire saliver et espérer un dénouement digne de ce nom. Marie aurait été fière de toi (surtout après un mémorable "Happy Birthday to me"), chapeau (comme papa). Le film, même si il démarre timidement (les deux ou trois premiers rembobinages font craindre un truc longuet et sans intérêt) parvient à capter l'attention et brouille juste assez les pistes pour nous faire saliver et espérer un dénouement digne de ce nom. Tiens, j'ai l'impression d'avoir déjà lu ça quelque part... Sûrement l'ail qui n'était pas frais. Au rayon des mises à mort (ben oui, un slasher sachant s'lâcher est un slasher qui fait gicler la barbaque), pas grand chose à se mettre sous la dent à part deux trois coups de couteau (bien placés je vous rassure) et quelques affrontements assez violents. Au rayon des mises à mort (ben oui, un slasher sachant s'lâcher est un slasher qui fait gicler la barbaque), pas grand chose à se mettre sous la dent à part deux trois coups de couteau (bien placés je vous rassure) et quelques affrontements assez violents; Raaaaahhhhhhh... Adeptes du gros gore qui tâche, ce n'est pas le film qu'il vous faut. Par contre si vous voulez passer un excellent moment, tiraillé entres des scènes assez inquiétantes (certaines apparitions du tueur donneraient presque la chair de poule) et une quête de la révélation finale qui devrait vous occuper un moment, alors là vous avez frappé à la bonne porte. Adeptes du gros gore qui tâche, ce n'est pas le film qu'il vous faut.... Merde, ça recommence... Faut que je me dépêche de finir. Au rayon des (minis) déceptions, on pourra noter une réalisation sans panache (mais propre) et quelques longueurs (surtout au début) mais le charisme des personnages rattrape pour une fois le coup et l'arrivée du générique final nous laissera entre la satisfaction d'avoir trouvé le tueur avant l'heure ou la surprise d'une révélation qui semblait pourtant évidente, surtout qu'on n'aura eu de cesse de nous la mettre sous notre gros nez qui coule. "Bis repetita placent" qui disaient..  

Slasher préformaté qui aurait pu sentir la naphtaline, "Happy Birthdead" est finalement une très bonne surprise en plus d'un savoureux gâteau sur lequel les bougies n'ont pas eu le temps de couler. Fun, bien écrit, bien joué (ça c'est très rare dans le domaine) et assénant un final diablement ingénieux, cet ovni réalisé par Christopher Landon mérite amplement que vous vous y attardiez, vous ne devriez pas être déçus. Allez zou, on souffle bien fort (sans les postillons) et on fait un vœu..

Et puis tant qu'on y est, vous pourriez également apprécier