Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

Critique: Jessie (Gerald’s Game) – Mike Flanagan – 2017

Synopsis:
Jessie et son mari Gerald partent passer un week-end en amoureux, seuls, dans leur maison secondaire. Ils espèrent ainsi retrouver leur fougue perdue, notamment lors de leurs ébats sexuels. Gerald, en panne de désir depuis quelques temps, menotte sa femme au lit et, prenant un peu trop son rôle au sérieux, dérape méchamment au goût de Jessie qui lui demande d'arrêter. Celui-ci s’exécute, mais fait une crise cardiaque...

L'avis de David:
Attendue depuis longtemps par un grand nombre de fans, cette adaptation du "Jessie" de Stephen King avait de quoi faire peur. Imaginez un peu: un huit clos autour d'un plumard ça aurait pu très vite nous inciter à un gros dodo plus ou moins réparateur. Mais que nenni que nenni! Le jeune Flanagan nous ressort son cocktail détonnant, mélange de peur et d'angoisse, le tout saupoudré d'une bonne dose d'intelligence et de roublardise. Quand on s'ennuie, n'importe quoi paraît mieux (Doug Coughlin) mais dans le cas présent, cette loi ne s'applique pas et c'est tant mieux! Amateurs de spectaculaire, d'hémoglobine (quoique) et de monstres numériques affamés, passez votre chemin. Rien de tout cela ici, juste une femme seule face à ses démons qui va devoir se combattre elle-même afin de devenir plus forte et se libérer de ses chaines, au sens propre comme au sens figuré. Exit donc l'action débridée, place à la tension et à la psychose qui font au moins aussi bien le boulot quand elles sont bien maîtrisées (si on est un tant soit peu disposé à les subir). Et la maîtrise on peut dire que Mike Flanagan l'a. Adeptes depuis "Ouija les origines","Hush" ou encore "Ne t'endors pas" (deux autres productions Netflix), nous attendions avec impatience sa nouvelle réalisation (et encore plus sa version de "La maison du diable"); encore une fois nous ne sommes pas déçus. Le mec réussi quand même à se dépatouiller d'une histoire sacrément casse gueule tout en réussissant tour à tour à nous faire peur (les apparitions du faucheur valent le détour), nous inquiéter, nous dégoûter, pour finir avec un épilogue qui m'a laissé totalement sur le cul. Les personnages (joués admirablement par Carla Gugino, Bruce Greenwood ou encore Kate Siegel) sont ciselés, travaillés, et chaque aller-retour dans le passé de Jessie nous laisse un goût amer dont il est difficile de se débarrasser. Au travers de ses pensées (et de leur cristallisation via des doppelgängers tantôt sombres tantôt bienveillants), nous assistons à une véritable montagne russe de ses émotions qui vont jouer avec nos nerfs et renforcer sa hargne et son envie de s'en sortir. Au rayon des micro-problèmes, on citera une narration parfois un peu trop lente dans le milieu (mais c'était nécessaire je pense) et quelques facilités qui auraient pu être évitées (Bruce Greenwood en Gerald est bien trop séduisant pour ressembler au personnage du livre), mais franchement tout le reste frise la perfection. Mis en images avec brio, souligné par une musique mélancolique du plus bel effet, le film accumule aussi quelques passages gores bien gratinés (la séquence de la main prend littéralement aux tripes comme jamais; je n'en dis pas plus et vous laisse apprécier). Flanagan transforme donc une nouvelle fois l'essai et nous livre son film le plus riche, exigeant, s'appuyant sur un roman du King qui méritait d'être traité avec autant d'honneurs. C'est désormais chose faite; merci Mr Flanagan et revenez quand vous voulez...

Encore une réussite à mettre au palmarès de ce réalisateur qui a décidément tout compris au film. Une adaptation juste parfaite mélangeant les ingrédients d'une bonne frousse avec un brio qui force le respect. Oui d'accord il y a quelques longueurs, mais je ne lui en tiendrait pas rigueur et doit avouer avoir adoré cette indécente proposition. Je dois me faire vieux sûrement.. Merde où sont ces foutus pilules bleues?...

Critique: Life origine inconnue – Daniel Espinosa – 2017

Synopsis:
A bord d'une station spatiale internationale, des astronautes font une découverte majeure pour l'humanité: une forme de vie extra-terrestre venant de Mars. En poussant les recherches ils vont se rendre compte que cette curieuse créature est bien plus intelligente qu'il n'y parait..

L'avis de David:
J'avais tellement entendu parlé de ce "Life" (en bien en plus) que j'étais une nouvelle fois l’œil au taquet, prêt à affronter une nouvelle créature "Alienesque" ou mieux encore "The Thingesque" (oui je sais ça n'existe pas mais je m'en fous). C'est donc casqué et chaussé de mes plus belles bottes que j'ai enfourné la galette magique en espérant y découvrir une fève bien vivante et surtout bien décidée à tout bouffer sur son passage. Bon, c'est long.. Plus c'est long plus c'est bon il parait, donc tenons bon la barre et gardons nos espoirs de visionnage de série B décomplexée avec moult bestioles baveuses plongeant leurs tentacules dans à peu près tout ce qu'elles trouvent. Au taquet je vous dis, au taquet.. Tiens, Ryan Reynolds fait de la figuration (courte en plus), étonnant, via une scène plutôt tendue avec une bébête qu'on pourrait qualifier d'inquiétante (car à la fois mignonne et sacrément dangereuse). C'est filmé propre, bien cadré (j'aime cette impression d'être totalement retourné et de ne plus savoir quand ce qu'on voit est à l'horizontal ou non), les acteurs jouent à peu près bien (mis à part Gyllenhall qui semble se faire autant chier que nous de bout en bout); mais c'est long quand même non? On a déjà vu ça mille fois ("Alien","Creepozoïds" et consorts), le scénario tient sur 10 lignes et on ne peut guère plus compter que sur l'action débridée pour faire le show. J'ai déjà dit que c'était long? Je n’emmerde un peu là.. Comme promis il va évoluer le monstre, ça va quand même pas rester une méduse à tentacules de la taille d'une grosse tortue? Au moins les trucages en CGI passent pas trop mal (mis à part le sang qui fait vraiment tâche pour le coup), ce qui n'est pas le cas du temps perdu en blabla et autres tentatives de se débarrasser du bigorneau sauvage. Sans déconner, on dirait que l'ensemble des plans ont été doublés, voir triplés dans leur durée.. Comme un Gif mal réglé qui mettrait une plombe à délivrer une animation qui n'en demandait pas tant. Ah, ça y est, la créature s'énerve un peu.. On est loin des cauchemars de Giger ou pire encore de ceux de Rob Bottin pour une chose qui était elle aussi d'origine inconnue. Non mais c'est naze! Un vieux poulpe moisi filmé par un paresseux encore accroché à sa branche dont le doigt serait coincé sur le bouton "slow motion". C'est pas possible, je dois être dans un mauvais soir. La toute fin du film relèvera le niveau avec un nihilisme assez fort et un twist que je n'avais pas vu venir (en même temps j'étais tellement groggy de sommeil que ceci explique cela) mais quelle déception tout de même... D'origine j'aime la vie, mais là...

Point de nanar jubilatoire à la violence décomplexée venu donner du plaisir au adeptes que nous sommes, ici on aura plutôt affaire à un truc qui se prend au sérieux, tente de philosopher parfois et fini par manquer sa cible. Long, chiant et proposant une créature insipide sans génie, ce "Life" restera un mauvais ersatz du "Alien" de Scott. Trop lisse, trop long et surtout trop balisé, seules les toutes dernières images parviendront à tirer leur épingle du jeu (et sauver un peu la note, salée comme l'océan). Déçu.

News (et Concours!): Sortie de Dementia (Mike Testin)

Après avoir été diagnostiqué de démence, un vétéran est forcé par sa famille, avec laquelle, il a peu de contacts, d’engager une infirmière à domicile. Il découvrira qu’elle cache un sinistre secret.
Enfin un nouveau film d'un des trublions responsable des "Contracted Phase 1&2", ça fait plaisir. Surtout que nous ici à Grim on avait plutôt bien aimé cette histoire de bouton purulent qui s'infecte un peu méchamment (surtout après rapprochement). Là, on change de registre pour basculer dans le "Misery"-like à tendance suffocante. C'est qu'il aurait voulu nous prendre aux tripes, hein Testin? (Oui je sais, elle est ignoble mais il fallait que je la sorte sous peine de périr dans des coliques atroces). En tout cas, on ne saurait trop vous conseiller cette petite perle noire qui prend son temps mais qui nous tient solidement par les parties pendant les 1h30 prévus au compteur. Mention spéciale à Gene Jones qui livre ici une prestation remarquable. C'est Ace Entertainment qui distribue le film chez nous, uniquement via les plateformes VOD pour le moment. Pour les amateurs de pomme, un petit concours vous permettant de gagner 5 pass de visionnage sur la plateforme Itunes vous est proposé. Pour participer, rien de plus simple: rendez vous sur la page Facebook de Grim, on dépose un petit j'aime pour la forme (ou pour les formes, c'est bientôt l'été) et on va laisser les réponses à ces trois questions dans les commentaires juste en dessous du statut correspondant. Hein? Les questions? Ah oui, mon traitement me joue des tours:

  1. - A quel film traitant de maladie sexuellement transmissible Mike Testin est-il associé (le bouton beurk)?
  2. - Gene Jones joue-t'il un vétéran de guerre ou un ancien tueur à gages à la retraite.
  3. - Et sinon, il fait beau chez vous?

Fin du concours le Vendredi 30 Juin 2017, tirage au sort de 5 Grimmers parmi les commentateurs et zou, un chouette film à regarder pour le week-end (sortie officielle le 29 Juin - Attention, les pass ne sont disponibles que pour l'Itunes store). On dit merci Ace Entertainment (on peut aussi déposer un petit j'aime sur leur page Facebook disponible ici, ça permet de se tenir informer) et on fonce déposer ses petites réponses (oui petites parce que les réponses sont quand même juste au dessus.. Si si, même la dernière, levez la tête..). En attendant, quelques photos issues du film et un petit lien Youtube pour se visionner la bande annonce pépère.. Elle est pas belle la vie? La bande annonce: