Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

Critique: The Bye Bye man – Stacy Title – 2017

Synopsis:
Trois étudiants amis depuis l'enfance décident d’emménager ensemble dans une vieille maison pleine de charme. Ils vont très vite découvrir qu'un horrible secret se cache dans ses entrailles et qu'ils auraient mieux fait de dire... Non je ne le dirais pas...

L'avis de David:
Là pour le coup je suis vraiment bien embêté.. Ben oui, faut pas que j'en parle.. Et puis faut pas que j'y pense non plus. C'est pratique tiens pour écrire un papier sur le machin. A croire que les scénaristes ont fait exprès de pondre cette légende pour éviter de se manger des critiques négatives. "Hin hin hin, les cons, comme ça ils pourront pas dire que notre Bye Bye man c'est du caca!". Merde, je l'ai dit.... Ahhhhrgh, je sens déjà son haleine fétide se rapprocher de mes nasaux. Ah non ça c'est la personne juste derrière moi mais elle aussi je ne dois pas prononcer son nom (je suis déjà dans la bouse jusqu'au cou, on va éviter de pencher la tête). Bon, apparemment il ne se passe rien... Cette légende urbaine s'approcherait-elle d'un vent abyssal croisé avec une flatulence de mammouth qui se serait gavé de brocolis la veille? Ce qui est sûr en tout cas c'est qu'ils ne se sont pas foulés pour nous la sortir la colique. Une pauvre histoire mixée avec des morceaux de "It Follows" (fallait pas, vraiment, on n'en aurait pas parlé promis..), "Les griffes de la nuit" (la maison de Freddy ressemble comme deux gouttes d'eau à celle-ci et que dire de l'allure du croquemitaine qui lui empreinte un bon paquet de similitudes) et avec à peu près tout ce qui s'est fait dans le genre depuis une bonne vingtaine d'années ("Wishmaster" avec son cabot, "Boogeyman" avec son...lit); on ne peut pas dire qu'on nage en pleine originalité. Si encore le traitement était efficace, on passerait l'éponge, mais même pas. La réalisation est plan-plan au possible, les acteurs jouent comme des truelles (mention spéciale à Carrie Anne Moss qui semble sortie de la matrice après un méchant bug et qui nous offrira quelques mimiques/répliques hilarantes, même si je suis à peu près sûr que ce n'était pas voulu -- ah le clin d’œil--), on a même droit à des caméos improbables comme celui de Leigh Whannell, Doug Jones (ah non lui c'est le Bye Bye man) ou encore Faye Dunaway (je les confonds toujours, heureusement qu'elle a les cheveux longs). Le bidule finira de nous achever avec des effets spéciaux qu'on préfère imaginer parodiques tant ils touchent le fond de la médiocrité numérique. Sans déconner, le chien en gif animé fallait vraiment abandonner l'idée si c'était pour avoir un rendu pareil. Un vrai médor un peu grimé aurait bien mieux donné le change que ce machin tout pixelisé animé avec un obscur shareware qui trainait sur le disque dur d'un technicien. La loose se niche dans l'os, tout le monde le sait bien (oula la, bye bye l'humour). Soyons franc du collier, il ne reste pas grand chose à cette histoire de croquemitaine pour terroriser le chaland.. Tout au plus une ou deux scènes bondissantes (vous savez les jumpscares) qui feront effet sur les plus alcoolisés d'entre nous et un ou deux effets gores mignonnets (le crâne éclaté de la bibliothécaire, hop je balance) pas trop ternis par des CGI en carton. Même pas un Neo en collants cuir noir pour nous lancer un lapin nain à la figure, tant pis s'il n'est pas tout blanc (ça dépend s'il a croisé un ours avant en fait). Reste Morphéus qui nous a refilé la mauvaise pilule et qui du coup nous a collé un sacré bad trip... Y a qu'à voir la tronche de Trinity à la fin (et là on fait un énorme clin d’œil bien gras avec du caca au coin)...

On ne va pas y aller par quatre chemins, un seul suffira: c'est mauvais, très mauvais. Le plus triste c'est qu'on ne peut pas s'empêcher d'imaginer ce que ça aurait pu donner avec plus de moyens mais surtout avec plus de conviction. Reste une malédiction bien mollassonne qui pourra se laisser voir pour les plus indulgents (ou ceux qui veulent se marrer un bon coup) mais qu'on oubliera à la vitesse du moustique en chaleur (et c'est quand il se pose sur tes parties que tu comprends que la violence ne résout pas tout).

Critique: Urban Legend 3, Bloody Mary – Mary Lambert – 2005

urbanlegend3Synopsis:
1969, lors d'un bal de fin d'année, 3 jeunes étudiantes sont enlevées par leurs cavaliers. L'une d'elles, Mary, parvient à prendre la fuite mais meurt dans le sous-sol de son école. 35 ans plus tard, des enlèvements factice ont de nouveau lieu sur le campus, comme pour perpétrer ce souvenir sanglant. Mais le fantôme de Mary va décider de punir les descendants de ses ravisseurs en utilisant des légendes urbaines. Ceux-ci vont devoir mettre un terme à cette malédiction en retrouvant le corps de Mary et en l'enterrant pour de bon...

L'avis de David:
Inspirée par la légende de Marie la sanglante, Mary Lambert (je ne sais pas si c'est voulu), réalisatrice de l'excellent "Simetierre" mais aussi du très mauvais "Simetierre 2", nous livre sa copie pour une troisième suite au gentillet "Urban Legend" de 1998 (Jamie Blanks). Exit les tueurs fous sauvages, ici on plonge directement dans le surnaturel avec un fantôme qui semble plutôt colère. On oublie donc les liens avec les autres épisodes (c'est plus que léger..) et on essaye de se concentrer  sur cette nouvelle histoire qui finalement ne décolle jamais vraiment. La faute à un scénario insipide, une pseudo vengeance avec un spectre à la "Ring" a qui on a gentiment demandé d’exécuter ses proies selon le déroulement de certaines légendes urbaines (ben oui, sinon le film n'aurait pas pu s'appeler "Urban Legend", vous suivez un peu?..). Le problème vient du fait qu'en plus c'est plutôt mal foutu, raccroché tant bien que mal à la trame principale par de grosses ficelles bien usées et une Mary Lambert en petite forme qui ne parvient jamais à transcender ce qui se passe à l'écran. Je vous passe les trucages, grossiers pour la plupart (vive les CGI pourris), même si certaines séquences arrivent tout de même à fonctionner (on peut parler de magie à ce niveau...) comme ce passage avec les araignées qui éclosent carrément lors d'une séance de perçage de boutons acnéiques matinale absolument ignoble. Il est à noter qu'à la base, la véritable légende de Mary fait plutôt état d'une sorte de "Candyman" féminine auréolée d'une sombre histoire d'infanticide.. Autant dire qu'il y avait matière à rigoler (ou pas) et à faire un film apte à nous coller une bonne trouille. Là pour le coup on flirte plus avec l'ennui que la peur, et seuls quelques meurtres rigolos (exceptés celui des araignées, mais dans le bon sens) viennent nous sortir un peu de notre torpeur (le pénis brûlé c'était vraiment con...). Après il faut voir... Sous l'emprise de l'alcool ou en période de famine cinématographique, ça peut peut-être passer; tout n'est pas complètement pourri, n’exagérons rien (bon ok, un peu quand même..).. Les acteurs sont presque tous nuls, semblent affolés comme si c'était Daffy Duck qui les poursuivaient, le regard en coin (coin), les rebondissements dignes d'un ressort qu'on aurait redressé (et en l'état ça devient dur de rebondir..) et le fantôme ressemble comme je le disais à celui de "The Ring" de Nakata, à la différence qu'il a du y prendre cher, sur le ring.. Si je tenais le salopard qui lui a fait ça.. Ben je changerais de trottoir pour pas qu'il me fasse pareil en même temps.. Ou au pire je gueulerais "Bloody Mary" cinq fois en regardant le plafond.. Avec ma chance habituelle c'est un cocktail à la tomate qui m'arriverait sur la gueule...

"Urban Legend 3" est donc un direct-to-vidéo bien mauvais, mal foutu, qui ne vaut que pour une poignée de séquences peu ragoutantes dont une mémorable avec des bébêtes à 8 pattes et c'est tout.. Mary Lambert est tombée bien bas et nous livre un film bancal, convenu, qui n'arrive même pas à correctement utiliser une matière de base pourtant prometteuse (la légende de Marie la sanglante). A voir bourré, drogué, ou pour compter les boutons.. heu moutons, pardon...
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