Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

Interview: Tony Gibson, soudain les monstres…

Et voilà, encore un artiste découvert via le livre de faces et quel artiste! Rarement l'impression de voir mes plus chères icônes prendre vie n'aura été aussi forte. Le type a un tel talent que Freudstein ou le capitaine Haggerty semblent plus vrais que nature. Du coup, ici à Grim, on s'est dit qu'il était impossible de passer à côté et qu'il fallait qu'on vous en parle. Hop, Interview!
EN: There you go, another great artist discovered with Facebook and what a genius! Rarely the impression of seeing my dearest icons coming to life has been so strong. The guy has such a talent that Freudstein or Captain Haggerty seem more real than life. So, we thought that it was impossible to miss out and that we had to talk to you about it. 

Salut Tony, nous sommes hyper fiers de t’interviewer sur Grim et complètement dingues de ton travail! Peux tu te présenter un peu pour nos lecteurs? Hi Tony, we are very very proud to interview you and we are totally in love with your work! Can you introduce you to our readers?

Salut David et merci beaucoup! Mon nom est Tony Gibson et je suis de Newcastle en Angleterre. Je réalise des sculptures depuis pas mal d'années maintenant et j'ai aussi sorti quelques kits en résine. J'ai également commencé depuis peu à faire mes propres moules plutôt que d'utiliser un "caster". Hi David, and thanks a lot! My name is Tony Gibson and I'm from Newcastle Upon Tyne in England. I've been sculpting for a number years now and have also released quite a few resin kits. I've also recently started making my own moulds so I can release them myself instead of using a caster.

Peux tu nous dire quels sont tes films d'horreur préférés, tes réalisateurs fétiches? Can you tell us what are your favorite horror movies, directors?

J'aime toute sorte de films d'horreur! En premier lieu je dirais les films de Zombies Européens, spécialement ceux de Lucio Fulci et beaucoup de films d'horreur Anglais des années 70. Les productions Amicus, les films de Peter Walker, ce genre de trucs. "Le massacre des morts-vivants" restera un de mes favoris. Pour les réalisateurs, j'ai toujours été un fan de Fulci, Argento, Soavi, Romero et beaucoup d'autres. I love all sorts of horror films! The one's I keep coming back to though are Euro zombie films, especially those by Lucio Fulci, and a lot of British horror from the 70's. The Amicus anthologies, Pete Walker films, that sort of stuff. "The Living Dead at the Manchester Morgue" has always been a favourite! Directors wise, I've always been a fan of Fulci, Argento, Soavi, Romero and many others.

Ceux que tu déteste? Those you hate?

Je n'en déteste aucun en particulier, enfin je ne crois pas! Je ne suis pas trop client des films de possession ou de "found-footage". Quelques uns sont bons mais il y en a trop et la plupart se ressemblent énormément. I don't really hate any - I don't think! I'm not too keen on possession and found footage films. Some are ok but there's just too many of them for me and the ones I've seen are all pretty similar.

Comment es tu venu à la sculpture? How did you come to sculpture?

J'avais l'habitude de dessiner tout le temps, j'adorais ça, puis j'ai utilisé de l'argile et quelques têtes en polystyrene (celles pour mettre des perruques dessus) pour créer quelques Zombies/Démons à taille réelle. I used to draw all the time, I loved it, then I got some air drying clay and some of those polystyrene heads, the type for putting wigs on, and made some life size zombies and demons.

Avec un tel talent, n'as tu jamais envisagé d'essayer de travailler sur des effets spéciaux de films? With such a talent did you ever wanted to try to work on movies special effects?

Yeah! J'ai toujours voulu travailler là dedans. Je suis un énorme fan de Tom Savini. J'ai toujours son grand livre des illusions et un kit de make-up de Dick Smith. Je l'ai utilisé sur ma petite amie (impacts de balles, gorges tranchées) et elle est toujours mariée avec moi! Yeah! I always wanted to get into that. I was a huge fan of Tom Savini and had - still have his Grand Illusions book and a Dick Smith make up kit. I used to practice on my girlfriend -bullet holes, cut throats - and she still married me!

A propos du cinéma, que penses-tu des effets spéciaux numériques comparés aux effets live (que j'adore)? About cinema, what do you think about CGI effects instead practicals effects (I love practicals!)?

J'aime les effets live aussi mais je pense que les deux ont leur place au cinéma. Les deux styles peuvent être superbes quand ils sont bien exécutés et ridicules quand ils sont ratés. I like practical too but I think both have a place in cinema. Also, both can look great when done right or terrible when not!

Ton travail est absolument incroyable mais pourquoi ne propose tu que des scupltures non peintes (un mauvais comme moi aurait vite fait de ruiner un magnifique buste) ? Your work is absolutely incredible but why did you propose only non-painted sculpts? (A bad like me can quickly ruin a magnificent work)

Merci, c'est très gentil! Pour moi, beaucoup de choses se résument au temps, ou plutôt au manque de celui-ci. Je travaille à plein temps et la sculpture est un passe-temps, quand j'en ai. Et puis mon niveau de peintre n'est pas très bon, je ne pense pas que des gens paieraient beaucoup pour ça! Thanks, that's very kind! For me a lot of it comes down to time, or rather the lack of it. I work full time and fit sculpting in as a hobby when I can. Plus, my painting isn't that good, I don't think people would pay much for it!

proposeras-tu quelques sculptures peintes dans le futur? Will you propose some painted sculpts in the future?

C'est marrant que tu demandes ça, mais oui! Ma femme Carolyn est un excellent peintre et nous sommes actuellement en discussion pour savoir quel kits proposer. Funny you should ask that, but yes! My wife Carolyn is a good painter and we're currently discussing which kits to offer.

As-tu d'autres projets que la sculpture (BD, site web, boutique ou autres)? Et pour ceux qui seraient intéressés, où et comment trouver tes créations?  Do you have other projects than sculpture in future (Comics, website/shop or others)? And For those interested, how and where to find your creations?

J'ai un site web "www.gargoyle-creations.co.uk" qui est actuellement en refonte. Il y a un tas de pièces anciennes dessus et pas assez de nouvelles, donc il sera bientôt mis jour. Le site internet dispose de beaucoup de mes travaux (kits et sculptures) mais c'est mon Facebook qui est le plus à jour avec toutes mes dernières créations.  I have a website www.gargoyle-creations.co.uk which is currently getting a make over. There are a lot of old pieces on there and not enough new ones so it's getting updated. The website still has a lot on, sculpts and kits, but my Facebook page is the most up to date with all my latest work on there.

Un grand merci à Tony pour sa gentillesse et son grand talent! N'oubliez pas de lui rendre visite sur son Facebook mais également sur son site internet: "www.gargoyle-creations.co.uk" et inondez le de messages d'encouragements ou de demandes d'achat! Le Grim artiste du mois pour nous! A big thanks to Tony for his kindness and his great talent! Do not forget to visit him on his Facebook but also on the website: "www.gargoyle-creations.co.uk" and inundate him with love messages or purchase requests! The Grim Artist of the Month for us!

Critique: Resident evil chapitre final – Paul WS Anderson – 2016

Synopsis:
Alice est désormais la seule survivante de la bataille de Washington. Elle va devoir retourner dans le Hive à Raccoon City afin de combattre les dernières forces d'Umbrella Corporation. Aidée par un petit groupe de guerriers, elle va tout tenter pour mettre un terme à ce cauchemar (merci pour nous)...

L'avis de David:
Et une purge de plus pour Anderson qui n'en finit décidément plus de creuser; à ce rythme il devrait bientôt croiser l'Event Horizon, Lucifer qui prend un bain de lave avant de finir gentiment la tête dans le noyau terrestre à se friser les bouclettes. Je suis bon public, je vous jure que je suis bon public. Mais là, j'ai longuement hésité entre les pleurs et les rires.. Ou l'inverse d'ailleurs... Déjà que les précédents volets ne volaient pas très haut (ha ha), rien ne laissait présager un redressement de barre de dernière minute. Anderson n'a rien compris au jeu vidéo, ça c'est un fait. Etant moi même un joueur de la première heure des Resident Evil, je n'ai jamais pu comprendre comment on pouvait couler à ce point une histoire qui proposait pourtant une matière de départ simple mais diablement efficace. La transition avec le cinéma semblait évidente mais non, il a fallu nous rajouter de tout un peu partout sans oublier de bien édulcorer le goût pour que les moins de 13 ans puissent savourer aussi leur bonbon tout plein de sucre. Que les dents leur tombe à ces mécréants. Bref, je ne vais pas épiloguer (juste espérer que le reboot calé sur le récent Resident Evil 7 et produit par James Wan vienne sauver le monde), revenons à nos moutons vérolés et voyons un peu ce qui cloche ou ne cloche pas dans ce chapitre soit disant final. Déjà, Anderson est malade, c'est presque sûr. A voir comment sa caméra est devenue épileptique, je ne vois pas d'autre explication (a moins qu'une bonne grosse hémorroïde.. ou un cours de danse Africaine improvisé à même le set; mais dans ce cas fallait éteindre la caméra hein..). Le mec a voulu profiter de l'effet "Greengrass" mais en accentuant encore le mouvement (paye ta coke); autant vous dire que passées les 20 premières minutes (et les 20 comprimés d'aspirine qui vont avec) on s'habitue mais non, en fait on s'habitue pas. Deuxième flatulence gênante (et odorante) remarquée au visionnage, Paulo a mis en route la pompe à cerveaux. Ben oui, on retrouve pèle-mêle: le plagiat de sa propre série (le "Extinction" de Mulcahy, certainement le moins raté du lot) avec un début désertique à la Mad-max et une colorimétrie jaune-ocre qui donne chaud, un gros camion tout customisé qui semble tout droit sortir de "Fury Road" justement, des bastons à l'aveugle façon "Le livre d'Eli" et même une analyse de la situation avec pause incorporée qu'on devine délicatement suggérée lors du visionnage d'"Equalizer" d'Antoine Fuqua.. Pas joli joli tout ça. N'oublions pas de citer une Mila pas Jojovitch car jouant comme un manche de pioche (mention spéciale à l'émotion qu'elle fait passer en faisant trembloter sa lèvre inférieure), un scénario complètement crétin qui s’emmêle les pinceaux à sa propre lecture (le clone du clone du clone qui vient tuer l'original, fallait oser) et une batterie de CGI bien craignos qui assurent le spectacle avec gros monstres volants (hein?!), zombies en mode "World war Z" et chiens des enfers à la dentition encore sacrément efficace (complètement ratés au passage). Et n'attendez pas un gros monstre baveux en guise de clou du spectacle, il n'y en aura pas (à peine un recyclage du monstre volant du début en toute fin du métrage).La nasitude complète. Il y a pourtant bien une scène qui nous a redonné l'espoir, une incursion dans une sorte de boucherie dégueulasse et bien glauque, remplies de corps suspendus à des crochets.. On y aperçoit même un bout de tronçonneuse. Immédiatement on se dit qu'un énorme boucher démoniaque va débarquer et qu'on est en face du seul moment de grâce du film (tant pis, ça fait tellement de bien qu'on est prêt à pardonné un peu). Et ben non, patatras, c'est un vieux monstre numérique calqué sur celui de "Feast" de Gulager qui débarque.. La loose on vous dit. On notera un autre recyclage honteux avec la fameuse scène des lasers du premier volet, permettant à Jovovitch de sauter dans tous les sens en faisant des figures. Seul point positif, le film est un poil plus gore que les autres et nous assène même un broyage de gosse du plus bel effet (fallait au moins ça pour se faire pardonner). A non, j'en vois un autre de point positif.. C'est théoriquement le dernier (théoriquement on a dit)...

On s'y attendait mais cet ultime opus confirme l'indigestion provoquée par cette série entamée en 2002. Mal filmé, mal joué, mal écrit, bourré ras la gueule d'incohérences en tout genre, la recette pouvait encore être digérée après deux ou trois services. Au bout de la sixième assiette, la repeinte des murs est assurée. On espère finalement que le reboot prévu pour l'année prochaine sera sous de meilleures auspices et qu'il saura surtout revenir à l'essence même de ce qui a fait le succès du jeu-vidéo: la peur.
 

Série TV: Stranger Things Saison 1 – Duffer Brothers – 2016

Synopsis:
Un soir de Novembre 1983, un jeune garçon prénommé Will disparaît aux alentours de la petite ville de Hawkins. Sa mère, convaincue qu'il se cache et qu'il est toujours en vie, le cherche sans relâche. Son frère sa bande de copains et le chef de la police vont peu à peu unir leurs forces afin de le trouver et vont découvrir de bien vilaines choses jusqu'ici dissimulées par le département de l'énergie du gouvernement...

L'avis de David:
Du temps. Oui j'ai mis du temps à entamer cette série dont tout le monde parlait depuis quelques temps (justement). A la ramasse Grim, comme d'habitude vous me direz, et vous seriez méchant mais tellement dans le ton. Et puis je ne suis pas vraiment série moi, je l'avoue... Mis à part les "Masters of Horror", "Fear itself", "Les contes de la Crypte", "La quatrième Dimension", "Walking Dead"... Ah merde, en fait je suis un peu série quand même finalement... Bon bref, j'ai mis le temps à démarrer mais une fois la machine lancée un tout petit weekend m'aura suffit à visionner les 8 épisodes de cette première saison qui restera dans mon cœur. Tout respire l'hommage à cette période que j'adule tant: les sweats criards, les synthés retentissants (mention spéciale à Kyle Dixom et Michael Stein qui nous offrent une bande son électro de toute beauté), l'avènement de "Star Wars", John Carpenter, les films d'aventures fantastiques de Spielberg, John Carpenter (je l'ai déjà dit?)... Tout, je dis bien tout, nous replonge dans cet âge doré qui nous allait si bien. "Stranger Things" est une de ces rares séries qui parvient à vous accrocher, à développer des essors narratifs carrés, des personnages dessinés et ce sans jamais vous ennuyer. Tout repose sur la gestion méticuleuse d'une multitude de fils conducteurs (les acteurs de l'histoire sont nombreux), véritable chemin de croix traçant l'histoire peu à peu sans jamais nous perdre et surtout en nous laissant nous attacher à chacune de ces bobines à notre rythme. Une gageure. Ajoutez à cela une pincée de paranormal (une grosse pincée hein, genre bien généreuse), de la SF, un gros monstre tout baveux (et sacrément bien foutu) et des clin d’œils à la pelle (surtout pas l'inverse) à des perles comme "Alien" (un agent s'appelle O'Bannon), "Les Goonies" ou encore "Stand by me" (si vous essayez encore d'inverser pour la vanne gore juste avant laissez tomber). Si on pousse un peu plus loin l'analyse, on remarquera les uniformes des policiers de Hawkins, semblables à ceux d'Amity Island dans "Les dents de la mer" ou encore la police de caractère du titre qui était celle utilisée pour tous les romans de Stephen King sortis dans les années 80 (et je ne parle même pas des affiches des films de Carpenter et Raimi). On s'amuse, on pleure, on rit mais on est pas au pays d'une blonde à couettes et ce mélange délicat d'émotions diverses fonctionne à plein régime sans jamais nous laisser sur le carreau. Les acteurs sont bons avec une mention spéciale à la bande de copains, immédiatement attachants, et à la toute jeune Millie Bobby Brown qui illumine le cadre à chacune de ses apparitions. Au rayon des effets à sensations, le job est une nouvelle fois bien fait avec un mélange CGI/Prothèses suffisamment propre pour ne pas nous crever un œil (sans la pelle cette fois). Au rayon des déceptions on ne déterrera pas grand chose du monde à l'envers; Winona Ryder qui en fait peut-être un poil trop dans l'hystérie par moment mais ce serait vraiment pour chipoter. La seule vraie raison de pleurnicher se trouve être l'arrivée du générique final qui sonne le glas d'une première saison riche en émotions qui nous en aura fait voir de toutes les couleurs.

"Stranger Things" est une véritable déclaration d'amour aux années 80. Netflix nous propose là un véritable petit bijou qui va titiller la corde sensible des nostalgiques que nous sommes mais pas que.. Tout le monde trouvera son compte dans cette farandole sucrée/salée mélangeant les genres avec un brio et une facilité qui forcent le respect. Vite, la saison 2 (31 Octobre 2017 aux dernières nouvelles) ..