Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

Critique: Happy Birthdead – Christopher Landon – 2017

Synopsis:
Teresa, une jeune lycéenne désinvolte et très centrée sur elle-même, succombe à une terrible agression en allant à une soirée. Un mystérieux tueur l'attaque et la tue brutalement. Cependant, cette tragédie se répète puisqu'elle est condamnée à revivre inlassablement la même journée... Juste avant de mourir à nouveau...

L'avis de David:
Réaliser un slasher de nos jours relève de l'exploit. Un réussi bien entendu, la sombre bouse étant elle relativement aisée de conception. Certains y arrivent plutôt pas mal (le "Hush" de Flanagan), d'autres moins.. Bien décidé à s'éloigner de la prairie et de la petite maison qui y figurait, Christopher Landon (fils de Michael, et oui) opte pour un mélange des genres afin de faire prendre la mayonnaise. Certains ont abouti à une exquise sauce qui passait toute seule ("Scream" de Craven ou encore "Stitches" en poussant le potard de la parodie bien à fond) et d'autres chopèrent une chiasse dont seuls quelques uns arrivent à se relever (surtout que plus c'est vert, plus ça colle). Bref, le gus tartine son film d'une couche d'humour léger post-adolescent, d'une poignée de scènes inquiétantes mettant son tueur en avant (bien joué le masque de bébé, ça fonctionne du tonnerre) et termine le tout à grosses louches de boucles spatio-temporelles qu'un Bill Murray n'aurait franchement pas reniées. Malin. Et ça marche! Le film, même si il démarre timidement (les deux ou trois premiers rembobinages font craindre un truc longuet et sans intérêt) parvient à capter l'attention et brouille juste assez les pistes pour nous faire saliver et espérer un dénouement digne de ce nom. Marie aurait été fière de toi (surtout après un mémorable "Happy Birthday to me"), chapeau (comme papa). Le film, même si il démarre timidement (les deux ou trois premiers rembobinages font craindre un truc longuet et sans intérêt) parvient à capter l'attention et brouille juste assez les pistes pour nous faire saliver et espérer un dénouement digne de ce nom. Tiens, j'ai l'impression d'avoir déjà lu ça quelque part... Sûrement l'ail qui n'était pas frais. Au rayon des mises à mort (ben oui, un slasher sachant s'lâcher est un slasher qui fait gicler la barbaque), pas grand chose à se mettre sous la dent à part deux trois coups de couteau (bien placés je vous rassure) et quelques affrontements assez violents. Au rayon des mises à mort (ben oui, un slasher sachant s'lâcher est un slasher qui fait gicler la barbaque), pas grand chose à se mettre sous la dent à part deux trois coups de couteau (bien placés je vous rassure) et quelques affrontements assez violents; Raaaaahhhhhhh... Adeptes du gros gore qui tâche, ce n'est pas le film qu'il vous faut. Par contre si vous voulez passer un excellent moment, tiraillé entres des scènes assez inquiétantes (certaines apparitions du tueur donneraient presque la chair de poule) et une quête de la révélation finale qui devrait vous occuper un moment, alors là vous avez frappé à la bonne porte. Adeptes du gros gore qui tâche, ce n'est pas le film qu'il vous faut.... Merde, ça recommence... Faut que je me dépêche de finir. Au rayon des (minis) déceptions, on pourra noter une réalisation sans panache (mais propre) et quelques longueurs (surtout au début) mais le charisme des personnages rattrape pour une fois le coup et l'arrivée du générique final nous laissera entre la satisfaction d'avoir trouvé le tueur avant l'heure ou la surprise d'une révélation qui semblait pourtant évidente, surtout qu'on n'aura eu de cesse de nous la mettre sous notre gros nez qui coule. "Bis repetita placent" qui disaient..  

Slasher préformaté qui aurait pu sentir la naphtaline, "Happy Birthdead" est finalement une très bonne surprise en plus d'un savoureux gâteau sur lequel les bougies n'ont pas eu le temps de couler. Fun, bien écrit, bien joué (ça c'est très rare dans le domaine) et assénant un final diablement ingénieux, cet ovni réalisé par Christopher Landon mérite amplement que vous vous y attardiez, vous ne devriez pas être déçus. Allez zou, on souffle bien fort (sans les postillons) et on fait un vœu..

Critique: Jigsaw – The SPIERIG Brothers – 2017

Synopsis:
5 personnes d'horizons différents se réveillent piégés dans une salle remplie de scies meurtrières. Leur Kidnappeur leur a apparemment préparé un petit jeu auquel ils vont devoir participer malgré eux et qui pourrait leur coûter la vie. Jigsaw serait de retour d'entre les morts et retrouve ses bonnes vieilles habitudes...

L'avis de David:
Certainement désireux d'éviter les jeux de mots sur ce huitième épisode (après la boucherie "Saw 6" et le fashion "Saw 7", difficile de faire mieux), revoilà donc une énième suite à la saga instaurée par James Wan et leigh whannell re-titrée cette fois-ci sobrement pour l'occasion "JigSaw". Que nous ont donc concocté nos prolifiques scénaristes pour ce nouvel opus? Encore un maboul qui imite son idole, un fils (la fille s'est déjà fait) caché sorti d'un chapeau ou bien John Kramer himself qui se serait recollé le carafon à la glue ou qui aurait carrément insufflé son âme directement dans la petite poupée cycliste qui se marre tout le temps (l'EPO devait plus être très fraîche). Je vais tâcher de vous laisser la surprise même si je suis super tenté de balancer que c'est un peu un mix de tout ça (ok sauf la poupée...et le fils caché). Mais non je n'ai rien dit, on se calme! De toute façon je n'ai pas parlé du final capillotracté qui aurait fait pousser des cheveux à Kojak en lui tirant sur les poils pubiens (qui sont pubiens d'ailleurs; si si, relisez..). Bref, cette fois ce sont les frêres Spierig qui s'y collent ("Undead" ou "Daybreakers" pour ne citer qu'eux) et on peut tout de suite dire que ce n'est pas si mauvais que ça pouvait en avoir l'air. Un bon point. Le film est très correctement réalisé et perd ce côté riche téléfilm qui se dégageait des deux ou trois derniers volets (avec une photographie plutôt jolie d'ailleurs). L'ambiance est là, la musique (ré-arrangée pour l'occasion) est très sympa et souligne le glauque de certaines situations et tout roule presque sans encombres. On va tout de suite mettre de côté le doublage Français absolument atroce qui donne l'impression que le principal protagoniste (un médecin légiste tout droit sorti d'un "Esprits criminels" ou consorts.. Enfin lui il rentre quand on sort, il est très joueur..) récite son texte de manière linéaire.. Ça pique sacrément les oreilles et n'aide pas à l'immersion... On oubliera aussi tout le côté convenu de l'affaire qu'on a vraiment l'impression d'avoir vu mille fois et cette fin complètement con qui nous ramène dix ans en arrière.. Mais, au fait, il y a bien un aspect de ce "Saw 8" dont on a pas parlé et qui pourtant maintient la série sous respirateur depuis au moins le second épisode.. Le gore. Ben oui, Jigsaw c'est son truc les pièges tordus qui font bien mal et qui éclaboussent l'écran à grand renfort de tripailles caoutchouteuses (ou pire, numériques). J'avais entendu dire que celui-ci était bien plus sage sur le sujet (avec même des exécutions hors-champs), inquiétant, surtout quand il s'agit de l'essentiel du spectacle attendu. Adeptes des tripes à la mode de Caen, rassurez vous; c'est quand même gentiment gore par moments (tête sciée en deux ou bouffée par l'acide, divers membres sectionnés bien méchamment, etc..) et c'est surtout majoritairement fait "on-set" (comprenez avec des trucages à l'ancienne). Alors, heureux?

Moins mauvais que ce qu'on pouvait craindre mais pas folichon non plus, ce huitième épisode laisse une impression mitigée. Généreux en résiné mais pas trop, bien réalisé (mais pas trop?), suffisamment distrayant pour nous faire encaisser une petite heure et demie devant les nouvelles conneries à tonton Jigsaw, les frêres Spierig font le job sans trop forcer et arrivent à nous tenir éveillés. Enfin, jusqu'à la révélation finale sacrément débile quand même (quand on a pas de twist final, et ben on en a pas, même en faisant semblant). J'ai longtemps hésité entre le deux et le trois, mais comme je suis monstrueusement feignant au point de ne pas vouloir ajouter le demi, la note en a profité la coquine..

Critique: Graduation day – Herb Freed – 1981

Synopsis:
Un mystérieux tueur semble prendre pour cible les étudiants d'une université lors d'une compétition de course sur 200m (promis je n'invente rien); université qui fut par le passé le théâtre de la mort d'une étudiante précisément lors de cette course. Le tueur connaissait-il la victime (warf), cherche-t'il à la venger (même si c'était un accident, le con)?..

L'avis de David:
A l'époque bénie de la sortie des premiers "Vendredi 13" (et avec le succès qu'on leur connait), nombre de jardiniers ont voulu savoir si l'herb était plus verte ailleurs (non non, y a pas de faute, juste une vanne à deux balles), chiper sa part du gâteau, bref, produire un slasher histoire de marcher dans les pas du patron (et engranger des brouzoufs par la même occasion). Les mecs rivalisaient d'ingéniosité en essayant de transposer le mythe du tueur d'ados dans à peu près toutes les situations de la vie quotidienne. Il y a eu les camps de vacances (facile je vous l'accorde), les bals de fin d'année, le théâtre, le train fantôme, les rêves (là c'était fort) et... et... la course sur 200m; ben ouais. Toutes les scream-queens de l'époque passaient leur temps à courir dans tous les sens (sûrement parce qu’elles avaient un gros moche avec une hache au popotin en même temps) autant les mettre en compétition. Tous en survêtement et direction la piste d'athlétisme, ça va transpirer dans les slibards. Bon pas trop en fait, il va plutôt falloir prévoir quelques litrons de café tellement le truc est mou et soporifique. 1h00 de dialogues insipides et de situations toutes plus cocasses les unes que les autres (comment il pourrait en être autrement avec un pitch pareil), 20 minutes de gros plans sur les popotins de coureuses en short qui se changent, se rasent (!) ou forniquent avec le premier venu et 10 minutes de meurtres aussi gores qu'une émission culinaire avec Maïté. Sacré programme qui va nécessiter quelques stéroïdes pour être supporté. On est pourtant sur une production Troma (Rated R en plus) qui nous avait habitués à bien mieux dans le genre ("Girls school screamers","Mother's Day" ou encore "Christmas Evil"). Si au moins on avait matière à se marrer, mais même pas, le film arborant un style premier degré du plus mauvais goût (ça se prend au sérieux sans en avoir les moyens) qui l'empêche de s'assumer comme le slasher gore grivois qu'il devrait être. Enfin gore, soyons lucides.. Une poignée de meurtres à se mettre sous la dent et pas un seul ne vous fera renvoyer vos carbonaras de la veille. Un timide coup de couteau hors-champ avec une zouli traînée de sauce tomate, un cou en plastique transpercé par une pointe, une tête coupée surpeinte en blanc qui donne l'impression que le cou du mec a explosé tellement il a sniffé de coke coupée à la nitroglycérine... C'est pas vraiment la joie. Reste un charme propre aux années 80 qui titillera la corde sensible des nostalgiques, Christopher George (à peine remis de ses "Frayeurs" Fulciesques) qui ne sert à rien mais fait le job, du cocasse sans le vouloir (matez moi le petit extrait qui doit traîner quelque part à droite) et un twist final qui relève un peu le niveau avec sa glauquitude assumée (même si on retrouvera l'idée bien mieux exploitée un an plus tard dans "Happy Birthday to you").. Insuffisant pour passer un agréable moment mais juste assez pour se remémorer ces chouettes années qui semblaient bien plus amusantes dans nos souvenirs. Merde, vous croyez qu'on vieilli et qu'on fera bientôt partie de la secte des vieux cons grincheux qui n'aiment rien? Bon tant pis (imaginez trois petites notes électroniques sur ce début de phrase), je relance la galette on verra si je change d'avis.. Galette au passage de très bonne facture, aussi bien pour le film dispo en VOST et VF que pour le packaging très réussi de l'ensemble, on n'en attendait pas moins de Uncut movies qui nous soigne à tous les coups (et ceux là ils sont permis).

Encore un slasher tout droit sorti de la période bénie des Jason et consorts qui aurait mieux fait d'y rester. C'est mou, chiant, pas marrant et surtout pas gore pour un sou. Reste un charme qui pourra titiller les plus nostalgiques (ou les fans d'athlétisme) et un achat obligatoire pour les collectionneurs avides d'inédits sulfureux désirant compléter leur DVDthéque. Les autres, vous êtes prévenus...