Synopsis:
Hayley s’apprête à vivre un terrible Ouragan qui menace sa ville natale en Floride. Sans nouvelles de son père, elle décide de braver les interdits et de se rendre chez lui malgré l’ordre d’évacuation. La tempête prévue est bien au rendez-vous mais a également invité quelques alligators affamés à la fête.

L’avis de David:
Autant le dire tout de suite, mon impartialité va être sacrément mise à mal. Oui, j’avoue et j’assume, j’adore Aja. De Haute tension à La colline a des yeux, Aj’aime bien tout ce qu’il fait (non non, ce n’est pas une faute de frappe, j’essayais d’être drôle). Au vu du pitch je me suis dit que la tâche allait quand même être sacrément rude pour nous faire passer sa soupe d’Alligators enragés. Ben oui, des films de crocos on en a vu plein (et de très bons comme le Solitaire de McLean) et ça sent tout de même méchamment la série B petit budget torchée et calibrée pour l’été. Bon au moins y a Sam Raimi qui produit, c’est déjà ça. Et bien à croire que le cuistot est vraiment doué, ou que la pilule ajoutée l’a aidé (c’est bien connu que les crocos dealent) parce qu’on est ressortis de la séance tout tourneboulés. Nous sommes effectivement face à une série B toute con (dans tous les sens du terme) mais le génie du gars et sa réalisation explosive font de ce petit bout de péloche une montagne russe qui nous prends aux tripes pendant toute sa durée (et sans jamais ennuyer s’il vous plait).

Dès l’arrivée dans la maison (c’est à dire au bout de 5 minutes), on sent bien que Hayley va passer un sale quart d’heure (et nous une bonne heure et demie, mais c’est caïman la même chose). D’ailleurs, les crocos vont l’accoster (hum) rapidement et ne prendront pas de pincettes pour accueillir les différents protagonistes se succédant devant nos yeux écarquillés. Vous voulez du gore, vous allez profiter de quelques scènes bien gratinées dont certaines font mal à voir (fracture ouverte, corps mis en morceaux, bras arraché, j’en passe et des meilleures..). Un petit mot sur quelque chose qui me faisait peur avant même de poser mes yeux sur le film, les effets spéciaux. Moi les CGI je suis pas friand, et imaginer des gros Alligators numériques pixelisés ben ça m’enchantait pas des masses. Que nenni, le tout passe crème et le numérique semble côtoyer l’animatronique pour le meilleur. Mention spéciale aux déferlements d’eau liés à l’Ouragan qui permettent une poignée de scènes à effet Waouh du plus bel effet.

Alors oui, on oublie parfois la cohérence (le gars qui marche sur une jambe dont le tibia sort littéralement en se pliant, les morsures béantes ressenties comme des égratignures ou une nageuse qui se transforme en championne d’apnée comme si on venait de lui greffer un tuba dans la narine gauche) mais c’est tellement fun et bien troussé qu’on profite juste du moment en s’accrochant à son siège. En parlant de cela, les jumpscares si chers à mon cœur (comprenez que je déteste ça et qu’habituellement je les vois venir au moins à un kilomètre) m’ont presque toujours fait décoller de mon fauteuil (l’effet ciné/gros son sans doute); bien joué. Bref, ça ne vole pas bien haut mais c’est ultra efficace et ça permet de passer un super moment sans trop se poser de questions. C’est aussi fait pour ça le cinéma non?

  • 5/10
    Scénario/Histoire - 5/10
  • 6/10
    Trouillomètre - 6/10
  • 7/10
    Gore/Effets sanglants/Violence - 7/10
  • 5/10
    Ambiance musicale - 5/10
  • 8/10
    Effets-spéciaux - 8/10
9/10

Conclusion

Voilà une bonne série B bien punchy qui passe comme un chou à la crème en cette période estivale riche en sucreries frelatés de toutes sortes. Des crocodiles, du gore, des sursauts en veux-tu en voilà, que de bons ingrédients pour cette bouillabaisse artisanale au bon goût du terroir. Notre frenchy assure comme une bête et mis à part une fin un peu abrupte (et un peu trop propre sur elle aussi) et quelques énormités propres au genre nous propose un voyage en montagnes russes divertissant de bout en bout. Parfait pour se détendre les pieds dans l’eau.