Synopsis:
Une équipe de Volley-Ball féminine tombe en panne de van en quittant précipitamment une compétition disputée. Perdue en pleine forêt, elles vont se trouver prises en chasse par une horde de chasseurs dégénérés bien décidés à en faire des trophées. Elles vont devoir apprendre ou ré-apprendre l’esprit d’équipe si elles veulent inverser la tendance et se sortir de cette bataille vivantes…

L’avis de David:
Voilà très certainement le film parfait pour un site comme le nôtre. Bête, un peu (mais drôle quand même hein, ne vous méprenez pas), méchant, beaucoup et surtout faisant preuve d’un second degré décapant et égratignant à peu près tout ce qui se fait dans le paysage horrifique Frenchy depuis pas mal d’années. Ça pulse pendant 80 minutes, en ligne droite et sans même reprendre son souffle entre deux conneries. Une belle performance. Projet porté depuis un bout de temps par l’ami Olivier Afonso (grand spécialiste Français des effets spéciaux à qui l’on doit “Leatherface“, “Grave” ou encore “La horde” parmi tant d’autres), l’ovni se pose directement sur Netflix sans trop annoncer sa venue et finalement ce n’est pas plus mal. Son ouverture à un public nombreux est proportionnelle à celle d’un coup de machette de Jason dans les parties intimes d’un écervelé faisant le poirier (oui ma bonne dame, c’est dans le “Tueur du Vendredi 2” et ça piquait sévère), c’est à dire conséquente et c’est vraiment tout le mal qu’on pouvait lui souhaiter.. C’est sûr, le film va diviser (vous reprendrez bien un coup de machette?). Car il faut bien avoir cerné ce qu’on va voir. Si vous cherchez un énième ersatz de survival bas du front sans une once d’originalité et bien… vous aurez à moitié raison. Oui, le film peut même être qualifié de parodie du genre et compense ce postulat de départ mille fois vu en nous trimbalant à toute allure d’un bout de la péloche à l’autre tout en alignant des punchlines débiles mais hilarantes et des situations improbables versant allègrement dans le gorasse le plus total. On suit donc les mésaventures d’une équipe haute en couleur, jouée par des actrices attachantes (Louise Blachère m’a vraiment plié de rire plus d’une fois) poursuivies par des méchants tout aussi charismatiques dans leur genre (le taré qui renifle comme un chien fallait oser). Répliques cultes (“Ils vont pas nous violer, on est pas de leur famille”..), éclats gores aux trucages excellents et clins d’œils à foison (Orelsan en chanteur country échappé d’un “Mary à tout prix” sous Atarax et la scénette avec Guillaume Canet juste hilarante..), le tout mené par le “Coach” Artus responsable à lui tout seul d’un paquet de vannes toutes plus nazes les unes que les autres, voilà ce qui caractérise ce chouette de moment de déconnade qui apporte un vent de fraîcheur au cinéma de genre Français. Ajoutez à cela une réalisation énervée, un emballage super stylé et une bande son qui colle aux bonbons et vous aurez compris qu’ici à Grim on reprend quand ils veulent une deuxième lampée de ce délicieux nectar de pêche.

  • 5/10
    Scénario/Histoire - 5/10
  • 2/10
    Trouillomètre - 2/10
  • 6.5/10
    Gore/Effets sanglants/Violence - 6.5/10
  • 6/10
    Ambiance musicale - 6/10
  • 7/10
    Effets-spéciaux - 7/10
8/10

Conclusion

Inutile de préciser que les trucs décalés et qui bavent de partout autour du moule, nous on aime ça ici à Grimmovies. C’est bas du front, parodique en diable mais purée qu’est-ce qu’on se marre. Un grand bravo donc à l’ami Olivier qui a tenu bon et qu’on espère voir revenir derrière la caméra très bientôt pour une nouvelle rasade de poil à gratter.