Synopsis:
Un frère et une sœur se retrouvent des années après le meurtre de leurs parents dans d’étranges circonstances. Ils sont réunis autour d’un étrange “cadeau” fait par leur oncle: un vieux grimoire (le cadeau dans la boite hein, pas l’oncle; c’est important de suivre dès le début, surtout toi au fond). Cette vieillerie (…) semble dotée du pouvoir d’ouvrir une porte de l’enfer et de jeter tous pleins de zombis à l’écran pour notre plus grand plaisir d’amateurs bisseux. Ça tombe bien, on était un peu venu pour ça.

L’avis de David:
Pour cette fois, je ne ferais pas une critique comme les autres. Je ne vais pas mettre de note, ce serait hors propos, mais je vais donner mon ressenti sur ce film unique. Unique car le film l’est pour deux raisons. La première, c’est qu’il a bien entendu des qualités (des défauts aussi mais qui n’en a pas) dont on va parler ensemble un peu plus bas. La seconde, et c’est selon moi la plus importante, c’est qu’il a été réalisé à la force des bras par une vraie équipe de passionnés menés par un gourou infatigable nommé Fabrice Martin. Comment ne pas être admiratif devant le boulot accompli sachant qu’il a fallu 7 ans à Fabrice pour mener à bien son projet. Entre les ré-écritures successives (afin de constamment améliorer la trame) et le slalom entre des pépins dignes d’une pastèque bien mûre sur un étal de marché (acteur qui se brise une jambe, difficultés à trouver des financements, etc..), le gonz arrive tout de même à accoucher d’un beau bébé disponible au format galette et bardé de bonus en tous genres. Gros respect là. Le film nous emmène donc directement sur les traces de notre regretté Fulci (tendance “L’au dela” mais avec une pointe de Freudstein et sa cave putréfiée), traces qui si on les examine un peu montrent également un peu d’adn Raimi (“Evil dead”) et quelques chromosomes Argento (la colorimétrie notamment mais également les chuchotements caractéristiques). Bref, pour le prochain rejeton (de compétition) n’oubliez pas de m’en mettre un de côté les gars. On retrouve également les sonorités “Goblinesque” si chères à nos oreilles (avec certaines mélodies mélancoliques de toute beauté) ainsi qu’une générosité de tous les instants au menu des atrocités. Et c’est plutôt copieux.. Énucléations, coups de sabre ou de hache en pleine poire, civet d’humain sauce tartare à la Romero, j’en passe et des meilleures. Si on peut tiquer un peu sur les effets spéciaux numériques (en même temps moi j’ai jamais vraiment aimé les trucs digitaux; un souvenir de la douane surement) qui ne sont pas de la plus grande fraîcheur, les effets à l’ancienne envoient clairement du pâté de foie (mention à ces superbes zombis à la démarche Fulcienne qu’on adore) et collent la dalle instantanément au goreux qui sommeille en moi. Passe moi la baguette Fabrice, que j’étale le nectar avant de passer à la digestion de ce plaisir coupable qui fait du bien par où il passe. J’ai aimé le repas, de l’apéro au dessert, et je reprendrai bien un peu de tout; si tu as encore un peu de jus pour la suite…

Pour ceux qui souhaiteraient soutenir le bonhomme et son équipe (en fait c’est un ordre), direction la page Facebook sur laquelle vous allez pouvoir laisser un petit pouce (c’est pas grave vous en avez un autre) et surtout demander à l’auteur une jolie part de galette (tout le monde a la fève, cherchez pas). Soutenons les, ils le méritent vraiment. Et comme une bande annonce vaut mieux qu’un long qui court (belle celle là), elle est juste en dessous.