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Interview Nico Augusto: « Les saisons du Paradis »

51mopfbb16lAprès nous avoir habitués à chasser du fantôme ("RIP L'émission") dans quelques uns des plus fascinants endroits du pays, Nico nous revient en pleine forme et là où on l'attendait le moins. Il couche cette fois-ci son imaginaire sur le papier et nous offre un roman d'une rare intensité. Si vous aimez les destins croisés, les émotions mélangées et surtout titiller vos croyances et certitudes les plus ancrées, foncez! "Les saisons du Paradis" (dispo en ebook via le lien précédent mais également au format classique chez Amazon) vous offre une aventure que vous n'êtes pas près d'oublier et qui vous forcera à ouvrir votre imaginaire à des visions encore insoupçonnées jusqu'alors. Pour fêter l'occasion, Nico a bien voulu répondre à quelques questions et pas n'importe comment s'il vous plait, en vidéo! Cliquez donc sur le lien ci-dessous et embarquez pour près de 15 minutes passionnantes émaillées de questions cons comme nous seul savons les poser. On me souffle dans l'oreillette qu'un événement exceptionnel va également être organisé au Château de Suscinio près de Lorient en Bretagne. Au programme, les mystères entourant ce lieu dit "hanté" et une présentation du roman par Nico himself. Pas d'hésitation donc, on fonce réserver sa place pour le Saint Graal avant que les seules restantes ne soient les douves (pour info, c'est ici que ça se passe). Bon Nico, on te laisse la parole, et surtout on te remercie tout plein de ta patience et de ta gentillesse. La bise.

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Critique: The Shallows (Instinct de survie) – J.Collet-Serra – 2016

theshallowsSynopsis:
La jeune et talentueuse Lar.. Nancy (pardon) surfe en solitaire sur une plage secrète du Méxique quand elle est attaquée par un monstrueux requin blanc. Elle se retrouve coincée sur un rocher à peine à 200 mètres de la plage, momentanément hors de portée des dents de la mer. Pour regagner la terre ferme, elle va devoir livrer le plus terrible des combats...

davidL'avis de David:
Je suis un vieux con.. Ben oui, autant se l'avouer et arrêter de se battre contre vents et marrées; à peu près tout ce qui sort en ce moment estampillé production horrifique me fait chier (à deux trois exceptions près)... Et c'est pas cet "instinct de survie" qui va changer la donne. Mon instinct de survie à moi il aurait dû me dire de fuir très loin sans passer par la case rocher, sans me couper sur une coquille de moule frelatée qui m'aurait filé la gangrène, mais bon, on se dit "laissons lui sa chance, ça va peut-être marcher cette fois-ci".. Je dois l'avouer, si je repense au film sur le ton de la parodie, je peux dire que je me suis vraiment bien marré. Parce qu’il faut bien reconnaître qu'un tel ramassis d'incohérences on a plus trop la chance d'en voir (à ce haut niveau j'insiste) et donc de se fendre la poire. Là, quand je repense à ce que j'ai vu, la seule image qui me vient est celle d'un scénariste complètement défoncé avec deux doigts à chaque main qu'on arroserait à l'alcool à brûler pour qu'il se grouille. Lucide le mec. Tout commence avec des beaux paysages, très beaux même, Blake Lively regarde l'horizon et se dit que la lumière doit lui faire un joli teint. Une plage secrète, de belles vagues, Blake Lively est contente et pose sous différents angles, enlève et remet son petit gilet moulant (histoire que tout le monde ai bien vu) et se décide à aller surfer.Oui, Blake Lively elle surfe, et pas que sur la hype. Là, un gros requin tout plein de dents attaque Blake Lively (qu'on appellera désormais Patate, ça sera plus simple) et lui mords sauvagement la guibolle. Patate n'a pas la frite et se réfugie sur un rocher. Pour refermer la plaie béante, elle utilisera ses boucles d'oreilles en guise d'agrafes, même John Rambo n'aurait pas osé (en même temps si il avait eu des boucles d'oreille, ça n'aurait pas été pareil). Contente et la tête plus légère de chaque côté, elle se dit qu'un petit somme devrait la requinquer (c'est plutôt la faire revivre après sa mort brutale due à l’Hyperkaliémie déclenchée par l'excès de potassium relâché dans le sang quand elle dessert son bandage). Elle laisse donc passer la marée descendante (c'est bien connu, la marée haute a tendance à handicaper grandement les déplacements des requins, et patate le sait bien; elle chopera donc le bon moment) et se décide à essayer des trucs. Entre temps, un autochtone se fait bouffer (pas que la jambe lui, comme quoi le requin a ses préférences ou pire, a été briefé) et elle fait la connaissance de "Chouette" la mouette. Celle-ci, blessée à l'aile droite, tient compagnie à Patate qui décide de lui remettre l'épaule en place (oui vous avez bien lu, fou rire garanti).. En tant qu'étudiante en médecine, elle peut au moins faire ça. Chouette se dit Chouette, je vais pouvoir voler à nouveau, t'es trop cool Patate. 447094En attendant, le requin a grave la dalle et se dit qu'une baleine entière et deux trois pèlerins ça suffira pas et que lui ce qu'il veut c'est le sac d'os de 35Kgs qui est perché sur le rocher. Normal, ça fait un bail qu'il n'a pas mis l'aileron dans un McDo, du coup les frites ça lui manque. Il va donc tourner comme un con pendant 2 jours avec l'espoir de choper quelque chose.. A moins qu'en fait il ai une énorme carie et que du coup c'est d'un cure dent dont il a besoin; tout s'explique. Bon, j'arrête mes grosses conneries (et Dieu sait que des incohérences y en a une liste longue comme le bras, mention spéciale à la baston finale), ce film n'est pas pour moi, c'est un fait, je ne suis pas la cible. C'est bien connu, les vieux cons n'aiment rien de toute façon. C'est con (encore), parce-que la réalisation est plutôt classe, aidée par une photo très propre et des effets spéciaux qui pour une fois tiennent plutôt bien la route. Le requin, quand on le voit, est bien fait et réserve même quelques sursauts de derrière les fagots mais voilà, ça ne suffira pas. Ça ne suffira pas à faire passer la pilule d'un scénario tellement con, que même des pieds refuseraient d'y être associés. On oubliera pas la couche "patho" habituelle avec une maman décédée lors d'un AVC du scénariste, le papa fier de sa fille qui l'encourage à reprendre ses études, bla bla bla.. Allez, j'arrête, je vais plutôt me taper un bon saumon grillé. Dégage la mouette!

Sacrée boulette que ce film de requin complètement crétin qui ressemble à s'y méprendre à un GROS pop-corn tout boursouflé qu'on oublie sitôt avalé ("The Swallows" ça aurait dû s'appeler). C'est con, chiant, et ça ressemble à un beau gâchis tant l'emballage du grain de maïs était plutôt léché (c'est l'effet du sel ça). Bref, j'ai pas aimé, mais je le répète, je suis un vieux con totalement désabusé qui veut revoir "Jaws"...
1s5


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Critique: 31 – Rob Zombie – 2016

31Synopsis:
Durant la nuit d'Halloween, 5 personnes choisies au hasard d'une route se font enlever et vont devoir participer à un jeu terrifiant. Ils vont devoir survivre 12 heures dans une arène, chassés par une meute de tueurs fous lâchés à leur poursuite. Coincés dans "le monde du crime", ils vont passer la plus longue nuit de leur existence..

davidL'avis de David:
On va commencer l'article comme 95% des gens qui parlent de ce film: moi j'aime Rob Zombie. Pas tout, moins le côté Rob que le côté Zombie d'ailleurs. "House of 1000 corpses" ou "Devil's Rejects" j'aime beaucoup. Un peu moins sa vision du "Halloween" de Carpenter et pas du tout le reste. Il n'empêche que je trimbale depuis toujours une espèce de tendresse pour le bonhomme qui rendait l'attente de son nouveau film interminable. Sorti directement par la case I tunes fin de semaine dernière (il avait bénéficié d'une confidentielle projection en salles U.S.) et très certainement dispo début 2017 en Blu-ray chez nous (avec une version "uncut" nous dit-on dans l'oreillette), c'est fébrile que je me suis lancé dans son visionnage. Bon, on commence par quoi? Les bonnes ou les mauvaises choses? Etant donné que je n'entendrais jamais votre réponse (et inutile de prétexter l'ère du tactile pour essayer de griffonner directement sur votre écran), je vais choisir les bonnes. Richard Brake! Incroyable, investi, monstrueusement flippant, les mots me manquent tant son interprétation fait décoller le film à chacune de ses apparitions (la séquence d'intro est à ce titre absolument dantesque). Le reste du cast n'est pas mauvais hein (enfin pas tous en tout cas) mais il a une telle présence qu'il vampirise littéralement l'écran. Zombie nous offre donc de suivre une belle brochette de rigolos au langage fleuri et à l'attitude débonnaire (sexe drogue et Rock'n Roll mec) qui vont devoir se serrer les coudes à défaut de se retrouver avec des moignons. On pense inévitablement à "Massacre à la tronçonneuse" ,"Devil's Rejects" mais également à "Running man" de King (enfin, son double) ou "Le prix du danger" du père Boisset. Sacré melting pot quand même. Mais oser un mélange pareil sans se tirer une balle dans le pied, fallait vraiment maîtriser l'angle de tir (ou avoir un tout petit pied, au choix). C'est pas mal filmé, rigolo comme tout, outrancier et ça ne présageait que du meilleur. Ah oui, j'allais oublier, la partoche musicale est de toute beauté! Sans déconner, je ne sais pas si c'est un hommage voulu ou non, mais on croirait reconnaître les sonorités du maître Carpenter, avec des synthés froids,abruptes et des mélodies qui filent instantanément la gaule. Pour moi le coup de cœur absolu. Je me suis retenu aussi longtemps que possible (plus que le pompiste en tout cas) mais il va désormais falloir parler de ce qui fâche, c'est à dire à peu près tout le reste.. Même si ce n'est clairement pas la pierre angulaire de ce genre de péloche, le  scénario est quasi inexistant, comporte pas mal d'incohérences assez fulgurantes et nous donne surtout l'impression d'avoir vu le film une bonne dizaine de fois déjà (un peu d'"Hostel", une pointe de "Slashers" et une bonne grosse louche des deux films cités plus haut.. Paie ta galette..). rob-zombie-31-trailerLes tueurs, hormis Doom's Head (Richard Brake impérial), n'ont aucun charisme et font tous référence à un pan de l'histoire du film de genre: entre le nain nazi, le catcheur travesti et les deux frères à la tronçonneuse (avec masque en peau humaine Leatherface style), le plat est copieux et l'odeur peu ragoutante, mais ça passe encore (deux trois rots bruyants mais rien de grave, on est dans le ton). Mais là ou l'envie de fracasser sa télécommande est la plus forte, c'est indéniablement dans le sur-découpage frénétique d'à peu près toutes les scènes d'action. Le Jason Bourne du film d'horreur. C'est bien simple, le film est surement très gore, mais on ne voit absolument rien, peau de balle, tant l'image saute et virevolte dans tous les sens (pour la future version uncut ils ont fait "pause" c'est ça?). Navrant. Ah oui, et y a Sherri Moon aussi qui devient vite gavante à force d'être mise en avant, mais ça, on ne peut pas lui en vouloir à notre barbu énervé, c'est tout de même sa femme (sinon bonjour l'ambiance à la maison). Reste un final sympa (la toute dernière scène surtout) et des décors parfaitement éclairés et mis en valeur qui touchent parfois au sublime (dans le crade hein, entendons nous), ce qui sera bien peu au regard de la déception qu'on vient de prendre dans la gueule (pan dans les dents et sans les gants)...

Ouille ouille ouille.. Non, il ne s'agit pas du cri d'un oiseau aux trop grosses couilles qui tenterait de se poser sur une branche, mais bien le ressenti que m'a laissé cette nouvelle oeuvre de Rob Zombie. Brutal oui, gore on sait pas trop (on voit rien de toute façon), peu inspiré surement mais plein de références et bercé par une musique sublime ce qui lui permet d'éviter le zéro pointé. Le gus est doué, c'est sûr, mais encore faut-il qu'il soit bien luné.. Pour ce coup-ci, on repassera et on attendra l'an prochain..
2s5


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